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cations ; tout est mis en usage pour se faire enten-dre du grand Matchimanitou. Ce dieu, ne pouvantplus réiister aux pressantes sollicitations du Jongleur,donne enfin fa réponse. On entend alors dans lacabane un bruit sourd. Une force secrette donnede violentes secousses aux perches qui la soutien-nent. Les assistants (ont saisis de respect & de crainte.Le rusé Jongleur profite de ces dispositions de l'asi-se mblée , pour rendre ses oracles, qui font écoutéscomme sortant de la bouche de Matchimanitou lui-même.
17. Les prêtres Brésiliens consultent ainsi l’oracle.Celui d’entr’eux qui doit s’entretenir avec le diable,qu’tls appellent Agnian , doit s’abstenir de tout com-merce avec fa femme pendant l’espace de neuf jours.Ce terme expiré, il se rend dans une cabane qu’on aconstruite exprès pour lui 11 commence par prendrele bain : il avale ensuite un certain breuvage , quidoit avoir été préparé par la main d’une jeune vierge :enfin il se couche dans un hamac ; & c’est-là que ledémon vient le trouver & répondre à ses questions.
ORAISON. Les Chrétiens appellent ainsi unepriere que l’on fait à Dieu pour lui demander des grâ-ces , ou pour le remercier de celles qu’on a reçues.
On dist ngue l’oraison vocale , qui se fait de bouche,en prononçant quelques paroles; & l’oraison menru/c,à laquelle il n y a que le cœur & l’esprit qui aientpart ; l'oraison jaculatoire, qui consiste en des élan-cements de lame vers Dieu, exprimés en peu de pa-roles , mais vives & ardentes ; l’oraison pajjive , ou dequiétude, qui est un acte de foi, par lequel on se metdevant Dieu pour ne faire attention qu’à sa présence,non pour le connoître, mais uniquement pour l’aimer.
Oraison Dominicale. On appelle ainsi le Paternofter, parce que c’est la formule d’oraison que J. C.laissa à ses disciples.
Dans un sens plus étroit, l’oraison est une certainepriere propre pour l’offìce du jour , ou pour lescommémorations des fêtes & féries.
Oraison sunebre : discours à la louange d’un mort,
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