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Tome troisieme.
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qu’elle ne doit se mêler en aucune maniéré des fonc-tions sacrées que ion mari doit exercer. C’est un u'âgereçu dans l’église d’Arménie, qu’un prêtre, chaquefois qu’il doit dire la messe , passe la nuit précédentedans l’église.

ORDO : petit livre qui prescrit la maniéré de fairel’office chaque jour, & qui enseigne ce qu’il faut dire& observer de particulier dans la messe du jour. Celivre, que l’on renouvelle chaque année, est autre-ment appellé direíloire ; mais les ecclésiastiques lui don-nent quelquefois le nom de guid’áne.

ORDRE: sacrement de la nouvelle loi, établi parN. S. J. C. qui consacre à Dieu, d’une maniéré par-ticulière , celui auquel il est conféré, & lui commu-nique la puissance nécessaire pour exercer les fonc-tions ecclésiastiques. Pour prouver que l’Ordre est unvéritable sacrement, on cite ce passage de l’Evan-gile de S. Jean : Hac cùm dixijset, infujjLivit , 6- di-xìt eis : Accip'ne Spjritum fanfJum. u Ayant dit cesj> paroles , il souffla fur eux , & leur dit : Recevez le

Saint-Efprit. « Voilà les tro ; s choses nécessaires pourétablir un sacrement ; l’instittnion de Jesus-Christ quiparle à ses apôtres ; le signe extérieur, qui est lesouffle ; & la grâce sanctifiante, figurée par le Saint-Efprit.

i. Les ministres de l’Eglise reçoivent, par l’ordi-nation, une double puissance, à fçavoir, la puissanced’ordre , & la puissance de jurisdiction. La puissanced’ordre regarde proprement la consécration du corpsde J. C. La puissance de jurisdiction a rappott uni-quement à son corps mystique, qui est l’Eglise. C’estpar cette derniere puissance que les pasteurs ont droitde gouverner les fideles en ce qui concerne le spiri-tuel. L’évêque est le ministre du sacrement de l’Or-dre , parce qu’il réunit seul en sa personne la souve-raineté & la plénitude du sacerdoce. Ainsi, selon ladiscipline présente , personne ne peut être ordonnéque par son propre évêque , c’est-à-dire celui du lieueìi il est né, ou celui du lieu où il possede un béné-fice , à moins qu’il n’ait obtenu des lettres de di^