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Tome troisieme.
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du peuple; parce que tout ordre, soit majeur, soitmineur, imprime un caractère dans celui qui le re-çoit , & que , pour cette raison , on ne le réitéré ja-mais. Ce sentiment est confirmé par le nom d 'ordre ,que l’hglise donne aux mineurs. Cependant un grandnombre de théologiens très-sçavants , comme Maldo-nat, Dominique Soto , le cardinal Cajétan, ne re-gardent point les ordres mineurs comme des sacre-ments , parce qu'o n ne trouve rien, ni dans l’Ecri-ture ni dans aucun auteur ancien , qui prouve qu’ilsaient été institués par J. C ; parce qu’on voit, dansY Histoire ecclésiastique , qu’on a conféré quelquefois lesordres majeurs à des personnes qui n’avoient pasreçu les mineurs , fans qu’on les ait obligées de lesrecevoir ensuite ; parce que les ordres mineurs ne fontpas conférés , comme les autre-, par l imposition desmains. Enfin ils disent que , s’ils ne se réitèrent pas,c’est seulement en vertu d’une loi ecclésiastique. L’E-glise au reste n’a rien décidé iur cette matière ; &chacun peut suivre son opinion.

Or de. sacrés, ou majeurs. Anciennement il n’y enavoit que trois, l’épiscopat, la prêtrise, & le diaco-nat ; & ces trois ordres étoient les seu’s qui fuíTent devéritables sacrements. Le sous-diaconat étoit alors aunombre des ordres mineurs. Dès les premiers sié-cles, il a été mis au rang des Ordres sacrés. Le ca-ractère qu’impriment les ordres sacrés est ineffaçable;& l’on ne peut jamais les réitérer. 11 s renferment unvœu de chasteté, & forment un empêchement diri-mant pour le mariage. Dans la primitive Eglise, ilsne formoient qu’un empêchement prohibitif ; c’est-à-dire qu’il étoit défendu à ceux qui étoient engagésdans les ordres sacrés de se marier; mais, s’ils vio-loient cette défense , leur mariage , quoiqu’illicite,étoit cependant valide. Le commun des théologienspense que c’est depuis le douzième siécle que les or-dres sacrés ont commencé d’ètre regardés comme unempêchement dirimant pour le mariage, dans l’Occi-dent. Le troisième concile de Latran , qui se tint l’anì 179, déclara que le mariage de ceux qui seroienten-