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Tome troisieme.
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se distingua tellement à Saumur, pendant ses études Jpar les talents de son esprit & la régularité de sa con-duite , qu’il fut élevé à la dignité de ministre , n’ayantencore que vingt-quatre ans. Le refus qu’il fit de pren-dre part à une querelle qu’avoit le ministre Jurieuavec un de ses confrères, fut la source & l’originedes tracasseries qu’il eut à essuyer, & lui donna lieu deformer, au milieu du Calvinisme, une efpece de secte

F articuliere. Jurieu se vengea du refus de Pajon , enattaquant fur fa doctrine. Ces deux ministres n’a-voient pas les mêmes sentiments fur la maniéré dontJe Saint-Esprít opéré la conversion dans le cœur del’homme. Jurieu accusa Pajon d’avoir , sur cette ma-tière, des principes erronnés. L’accusé fit l’apologiede sa doctrine dans le synode d’Anjou, tenu en 1667;& ses raisons persuadèrent si bien tous ceux qui com-posoientcette assemblée, qu’ils le déclarèrent absous,& lui permirent de continuer ses leçons à Saumur,où il avoir été appelle, l’année précédente, pour en-seigner la théologie. Ce jugement ne fit qu’irriter da-vantage la colere de Jurieu ; il ne cessa de persécuterPajon, & forma contre lui une cabale si puissante,que le même homme qui avoit été absous au synoded’Anjou, en 1667, sot condamné dans l’Académiede Saumur, en 1682. On obligea même les étudiants ,qui voudroient prendre les degrés, de souscrire àcette condamnation. Pajon , poussé à bout, publia plu-sieurs écrits pour fa défense , & se forma un partipour l’opposer à celui de Jurieu. Ses sectateurs fu-rent appelles PjjoniJies; &, pour distinguer fa doc-trine, on la nomma Pajonifme. Après de grands dé-bats , ì! fut enfin obligé de quitter la chaire de théo-logie de Saumur, & d’accepter une place de ministreà tíione, près d'Orléans.

PAIX : divinité allégorique des anciens payens ,particulièrement honorée chez les Grecs & chez lesRomains , qui ia fuppofoìent fille de Jupiter & de Thé-mis, ou de la Justice. L’empereur Claude, ou , selond’autres, ['impératrice Agrippine, commença à faire bâ-tir en l’honneur de cette prétendue déesse un temple m»: