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gnìfique, qui ne fut achevé que sous Vespasien. Tite& Domitien ornèrent à l’envi ce temple ; &í le derniery fit transporter la plupart des vases précieux & desriches ornements du temple de Jérusalem. Les mala-des imp oroient spécialement le secours de cette divi-nité, & se iaisoient porter dans son temple, dans l’espé-rance d’être guéris. Les poëtes, les musiciens , les pein-tres & autres artistes, par une précaution tiès-inge,avoient coutume de s’assembler dans le temple de laPaix, lorsqu’ils avoient à conférer fur les matières quiconcernoient leurs professions, de peur que la discordeassez ordinaire entre rivaux, ne vînt troubler leursconférences. On représentes t la Paix fous la figure d’unefemme parfaitement belle, dont Pair étoit doux & se-rein. Elle avoir sur la tête une couronne faite de bran-ches d’olivier & de laurier mêlées ensemble! Elle te-rroir d’une main un caducée; de l’autre, des épis debled & des roses. On scait que l’olivier a toujours étéle symbole de la paix, soit à cause de la douceur del’huile qu’on exprime de son fruit, soit parce que lacolombe que Noé fit sortir de l’arche lui rapporta unebranche d’olivier , pour marque que la colere deDieu étoit appaisée. Le laurier qui formoit avec l’oli-vier la couronne de la Paix , marque qu’elle est le fruitle plus doux de la victoire. Le caducée désigne le pou-voir de concilier les esprits & d’appaiser les querelles.( Voye{ Caduceé. ) Les épis de bled & les roses fontentendre que les plaisirs & l’abondance font les enfantsde la Paix. On voit cette déesse représentée sur unemédaille d’Antonin le Pieux , tenant de la main droiteun rameau d’olivier, & de la gauche métrant le feu àun monceau de cuirasses & de boucliers. La Paix avoitaussi un temple à Athènes, où elle étoit représentéetenant d’une main une petite statue de Plmus, pourmarquer qu’elle produit les richesses; & de l’autre , desépis de bled , symbole que nous venons d’expliqtter.
La paix. On appelle ainsi le baiser de paix que lesecclésiastiques se donnent dans les messes solemnelles,après que le prêtre a récité l’oraisen dominicale; ilsprononcent,en s’embrassant,ces paroles : «Que lapais