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trcs-ancienne. Un Grec, dit-il, vint, dans le neit-*viorne siécle , à la cour de France , St entendit chan-ter , dans la chapelle du roi, Paraclytus Spbitusfarte-tus. II en fut choqué, & remontra qu’il falloit pro-noncer Paracletus. Mais on n’eut point d’égard à sesremontrances ; & l’on jugea qu’il étoit plus à proposde conserver î’ancienne prononciation. M. de Thiérsajoute que la Faculté de Théologie de Paris condamnaEralme, en 1526, parce qu’il avoir avancé qu’il falloitécrire & prononcer Paracletus.
PARADIS. 1. Les Chrétiens emploient ce motpour désigner le ciel, le séjour des élus & des saints.C’est-là que la Religion leur promet, après la mort,un bonheur parlait & éternel, dans la vue & dansla comtemplation des perfeélions infinies de Dieu ,s’ils ont été fideles pendant la vie à observer les loixqu'elle leur prescrit.
Quelques Grecs pensent que les antes des justesne jouissent pas encore de la béatitude éternelle; maisqu'elles l’attendent dans un lieu , ou un état de re-pos, qu’ils appellent le sein d’Abraham. Ils préten-dent que ce ne fera qu’après le jugement universelquelles iront dans le ciel jouir de la vue de Dieu,Mais il est de foi que les justes, incontinent après lamort, entrent dans la gloire éternelle.
Puiique nous nous proposons de taire connoître ,dans cet ouvrage, les superstitions & les foib.esses deshommes en matière de religion, nous rapporteronsun trait de superstition ridicule d’un Inquisiteur Ro-main, auquel le nom de Paradis donna lieu. Un ec-clésiastique Italien, appellé Romule Paradis, qui vi-voit dans le dix-septieme siécle , sous le pontificat dePaul V , voulant faire imprimer à Rome un volumede poésies de fa façon , le soumit à l’examen d’un In-quisiteur. Celui-ci ne trouva rien à reprendre dansl’ouvrage, que le nom de fauteur. II jugea qu’un nomaullì respectable que celui de Paradis ne devoir passe trouver à la tête de poésies profanes; & il exigeaque fauteur mît tro s points à la place de son nom.Romule acquiesça prudemment à cette judicieuse ob-