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Tome troisieme.
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« gauche, un crucifix d’or ; & dans la main droite il« avoir une croix d’or avec laquelle il donnoit la féné-« diction au peuple. Un Boyard tenoit le cheval par lan têtiere , de peur d’accidents , & le Czar par les rê-« nés, marchant à pied , & ayant en main un rameaui> de palme. Les nobles marchoient immédiatement«après, avec environ cinq cents prêtres revêtu • de« leurs habits différents , & suivis d’une multitude in-« nombrable de peuple- La proceílìon marcho’t au« son de toutes les cloches, & se rendoit à l’églite. De-là» le Czar , accompagné des Boyards, des métropo-« litains & des évêques , a.loit dîner chez le patriar-« che. »

Pierre le Grand , ne voulant pas souffrir dans sonempire un homme aussi puissant que lui, réunit la di-gnité de patriarche à celle de czar , & se fit reconnoîtrepour chef de PEglise de R-ssie : entreprise délicate , 6cqu’on peut regarder comme un des chefs-d'œuvre dela politique de ce prince.

PATRON. On donne ce nom aux saints ou saintesqui font spécialement honorés dans un royaume , uneprovince , une ville , une église , une confrérie , Lcqui en sont regardés comme les protecteurs particuliers.La plupart des dévots ont aussi leur patron , c’est-à-dire , un saint de leur choix , 6c qu’ils honorent plusque tous les autres. Autrefois le titre de patron n’étoitpas pour les saints un vain titre ; le dévot ne se con-tentoit pas de réciter des prières devant l’image de sonprotecteur , il lui donno t ure partie de ses biens; & parce moyen , quelques saints se trouvoient maîtres d’unrevenu fort ample , dont U régie étoit abandonnée auxecclésiastiques 6c aux moi es. La cérémonie de cesdonations mérite d’être remarquée. Le fidcle cffroit àson patron , ou plutôt aux moines ou ecclésiastiques,ses représentants, un couteau à manche, qui é oit lesymbole des biens meubles; une motte de teire avecune branche d’arbre plantée dedans, qui repréfentoitles champs 8c les biens immeubles , avec les fruits dela terre. M. deThiers, en parlant des dévots qui sechoisi fient un patron, relevs les abus qui se glissent