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Tome troisieme.
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vo’e. Le prêtre parcouroit l’ég'ise , portant en mainun encensoir avec ieque! i! encensoit ks assistants,qui crioient : « J’ai péché! j’ai péchés» Apiès cetteprétendue confeilion , le prêtre récitait quelques orai-ions qui paííolent pour une absolution. Cette espècede confession parut encore trop rigoureuse dans cer-tains endroits. On trouva plus commode de íe donnerà soi-mcme l’absolution. Voici comment l’on y pro-cédois : on mettoit dans un encensoir de l’encens mêléd’autres parfums; on penchoit la bouche fur ía fumée ,en disant : “ J’ai péché ; „ après quoi l’on fe croyoitabsous de tous les péchés.

3. Les Siamois font persuadés , dit le P. Tachard ,que « le métier des séculiers est: de pécher, & que ce'ui» de leurs moines, ou Talapoins, est de ne point pé-» cher, & de faire pénitence pour ceux qui pèchent, »Les Talapoins onr non-feulement adopté , mais encoreinculqué au peuple cette opinion , qui est très-avan-tageule pour eux ; car , s’ils font pénitence pour lesautres, ils en font bien payés ; & leur goût pour cettepénitence lucrative est pouffé si loin , qu’ils ton t mêmecommettre des péchés aux séculiers , afin d’avoir beau-coup de pénitences à faire, & par conséquent beau-coup d’aumônes à recevoir. Ainsi l’on peut dire, à ialettre, que leur cuisine est fondée fur les péchés dupeuple; & ce fonds est excellent : car la loi des Sia-mois est si févere & si minutieuse , qu’il n’est guetspossible que les hommes les plus vertueux & les plusattentifs , avec la me;Heure intention , ne ia violent plu-sieurs fois par jour.

PÉLAGIENS: hérétiques du cinquième siécle. Usprétendoient qu’Adam avoir été créé mortel; que sonpéché n’avoit nui qtr’à lui seul ; qu’il n’y avoir point depéché originel ; que les enfants peuvent être sauvésfans qu’ils soient baptisés; que la mort , ou le péchsd’Adam , n’est pas cause de la mort de tout le genrehumain, ni la résurrection de J. C. cause de la résur-rection générale ; que l’homme pouvoir vivre sans pé-cher ; que son libre arbitre lui suínsoit pour faire leàien; qu’à strictement pqríçr, il pouvoir se passer de