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Tome troisieme.
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eiens Romains, ainsi nommés, du latin penu, qui signi-fie la provision de la maison, & le lieu où elle se garde.On les confond ordinairement avec les dieux Lares.Voye^ Lares.

PÉN1E , c’est-à-dire Pauvreté. Les anciens , quifaisoient des dieux de tout, avoient aussi divinisé laPauvreté. On peut croire que, dans leur siécle ainsique dans le nôtre, cette divinité n’avoit pas beaucoupd’adorateurs. Elle en avoit cependant, sur-tout à Ga-dara, où elle étoit honorée d’un culte spécial. On laregardoit comme la mere de l’industrie & des arts ; Sc ,fous cet aspect, elle méritait sans doute plus d’hon-neurs que l’aveugle dieu des richesses. On avoit faità la Pauvreté une généalogie comme aux autres divini-tés. 11 n y a, fur cette matière, rien de satisfaisant quel’allégorie de Platon, qui faisoit l’Amour fils de la Pau-vreté , parce que le propre de l’Amour est de deman-der toujours, Sc , lors même qu’il jouit, de desirer en-core quelque chose.

PÉN1N. On a trouvé, sur une colonne dressée auhaut de la montagne du petit Saint-Bernard, la figured’un jeune homme nu, avec cette inscription : LuàusLucilius deo Penino optimo maxima donum dédit. C’est-à-dire : « Lucius Lucilius a élevé ce monument au dieu» Pénin, très-bon Sc très-grand. n On ne sçait pas pré-cisément quel est ce dieu Pénin. Les uns prétendentque c’est le soleil : les autres veulent que ce soit Jupiter.

PÉNITENCE. On peut regarder la pénitencecomme sacrement, ou comme vertu. Pour ce qui re-garde la Pénitence considérée comme sacrement, voye^Confession, Contrition, Absolution.

La pénitence, comme vertu, est un sentiment dedouleur & de regret des péchés que nous avons com-mis , qui nous porte à mortifier notre corps pour lesexpier.

On appelle pénitence la peine que les confesseursimposent pour la satisfaction des péchés dont on s’estacculé.

1 . Pour .faire connoître au lecteur quelle étoit au-trefois la sévérité de la primitive Eglise dans l’im-