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dulgence pléniere , c’est à-dire la rémission de tou-tes Jes peines canoniques pour quiconque prendroitla croix. Foyei Croisades , Indulgences, Pèle-rinage.
Si l’on en croit Buxtorf, les Juifs modernes infli-gent aux criminels des peines canoniques plus sévè-res encore que celles qui étoient en usage dans laprimitive Eglise. Par exemple, un meurtrier est con-damné à être fouetté , tous les jours, à la synagogue,pendant trois ans. 11 doit crier pendant la flagella-tion; « Je fuis un meurtrier! » L’ufage du vin , de laviande & du linge blanc lui est interdit durant toutle temps de fa pénitence. 11 doit avoir au cou unechaîne qui attache en même temps le bras qui a com-mis le meurtre. II lui est défendu de couvrir fa tête ,excepté une fois par mois. 11 doit laifler croître sescheveux & fa barbe. Ces peines ne peuvent avoir lieuaujourd’hui. Les Juifs vivant fous une dominationétrangère, s’il fe trouve parmi eux un meurtrier, ilest mis à mort selon les loix du pays, & dérobé à lapeine canonique.
4. Les prêtres Mexicains expioient par des péni-tences & des austérités surprenantes les péchés dupeuple: &, pour détourner la colère des dieux, ilsfaifoient devant eux couler leur sang. C’étoit ordi-nairement vers le milieu de la nuit qu’ils pratiquoientces œuvres expiatoires, dans le temple de Tefcali-puca , divinité qui présidoit à la pénitence. Le peuples’y rendoit aussi , au bruit d’une efpece de cor dontun des prêtres fonnoit, pour seconder, du moins parses prières, les austérités & les pénitences qui fe fai-soient pour lui. Lorsque tout le monde étoit assem-blé , les prêtres commençoient' leur exercice par sepercer la cheville du pied avec une épine de manguey,ou avec une lancette de pierre. Ils recueilloient lesang qui couloir de la blessure qu’i's s’étoient faite,& s’en frottoient les tempes & les oreilles. Us se la-voient ensuite ; & l’eau dans laquelle ils se bai-gnoient étoit appellée Veau du sang. C’étoit aussi l’u-sage qu’ils montrassent aux assistants l’épine ou la lan-