Band 
Tome troisieme.
Seite
212
JPEG-Download
 

{

ni ^[PE Y]^

PERTUNDE : divinité payenne, lune íe cetîeiqui préiìdoient au mariage, &. dont on mettoit la sta-tue dans la chambre des nouveaux époux, le jour deleurs noce'.

PÉTROBRUS51ENS ; hérétiques du douzième sié-cle , qui avoient à leur tête un Provençal nommé Pierrede Bruys , qui n’étoit qu’un simple laïque. Ce sectaireenseignoit que le baptême étoit inutile à tous ceux quine pouvoient pas faire un acte de foi en le r cevant ; parconséquent, qu’on ne devoit pas l’administrer aux en-fants. 11 condamnoit l’ufage des églises & des autels.11 rejettoit le cu'te des croix; foutenoit que la messeétoit une vaine cérémonie , que les aumônes & les priè-res que l’on faisoit pour les morts ne leur étoient d’au-cun Jecours. Enfin, il s’élevoit contre la coutume dechanter les louanges de Dieu. II parcouroit les provin-ces, accompagné de ses disciples; &, par-tout où ilpassoit, il ruinoit les églises, brisoit les croix , renver-sent les autels. La Provence & le Languedoc se ressen-tirent particulièrement de ses ravages. Mais i! tut enfinarrêté dans cette de niere province, & condamné à êtrebrûlé vif; ce qui fut exécuté. Les Protestants vantentPierre de Bruys comme un saint réformateur , & le re-gardent comme un de leurs patriarches, dont Dieu s’estlervi pour perpétuer la vérité.

PEYRUN , étoit un roi d’un iste située aux environsde celle de Formose. Les habitants de cette iste s’étoientprodigieusement enrichis par un commerce de terrepropre à la fabrique des porcelaines. Les vices accom-pagnent ordinairement les grandes richesses. Ce peupledevint si corrompu , que les dieux résolurent de lespunir ; mais ils voulurent excepter du châtiment géné-ral le souverain de l’iile, q-ui avoit conservé des moeurspures au milieu des déréglementa de sis sujets. 11s luienvoyerent un songe qui l’avertit que son iste devoitbientôt être détruite par les dieux ; que loisqu’ii verroitune tache rouge sur la face de deux idoles, ce seroitun signe que le temps de fa destruction n’étoit paséloigné ; qu’il devoit ausiì-tòt s'embarquer avec fa fa-mille , & fuir ce rivage funeste. Le bçn roi, touché du