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tins auprès du lac Régille , fous la conduite du dic-tateur A. Posthumius ; & même le bruit courut qu’ilsen avoient apporté eux-mêmes la nouvelle à Romele propre jour de l’action. En reconnoissance, on leuréleva un temple à Rome ; & ils furent mis au nom-bre des divinités tutélaires de la république. Les Ro-mains avoient tant de respect pour eux, que, dansleurs serments les plus solemnels, ils juroient par letemple de Castor ou de Pollux.- Les femmes juroientplus communément par celui Castor : jEcafhr ! leshommes, par celui de Pollux: JEdepol! Les freres ju-meaux avoient aussi un temple à Lacédémone, quiétoit le lieu de leur naissance, & un autre à Athè-nes , qu’on fupposoit qu’ils avoient sauvée du pillage.
Théocrite a composé en l’honneur de Castor &de Pollux une idylle dont nous allons présenter aulecteur une traduction libre, ou plutôt une imitation.
« Je consacre ces vers aux fils de Jupiter & de Lé-da ; à Castor , habile dans l’art de manier un cheval ;à Pollux, terrible dans les combats du ceste. Je chanteles Jumeaux de Lacédémone, ces génies tutélaires 8tbienfaisants, dont les mortels éprouvent les secourscertains dans les plus pressants dangers. Une horribletempête trouble le ciel & l’onde. Le vaisseau fans mâts& fans voiles, jouet des vents en fureur, est fur lepoint d’être englouti dans les flots ; & les matelotstremblants n’envisagent plus que la mort, lorsque tout-à-coup la présence des fils de Léda ramene le calme& la sérénité. Les vents se taisent ; les nuages dispa-roissent, & découvrent aux yeux du pilote les bril-lantes étoiles qui font les guides de fa course. Ovous, dieux secourables! vous, les modelés parfaitsde la plus sincere amitié ! vous, en qui fe réunissenttous les talents ! vous, qui excellez également à ma-nier un cheval, à toucher de la lyre , à chanter, & àcombattre avec le ceste, recevez favorablement leshommages de ma Muse.
Le vaisseau qui conduisent à Colchos l’íllustre Ja-son ôt les autres héros dç la Grece , après avoir heu-