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celui qui lui reste. II est de la prudence de vuider lap'us grande querelle avec le moindre mal possible. >»Après que Lyncée eut ainsi parlé , Pollux & Idas,qui étoient les plus âgés, mirent bas les armes. Cas-tor & Lyncée s’avancerent l’un contre l’autre , armésde toutes pièces. Ils lancèrent chacun leurs javelotsfans succès ; puis, mettant l’épée à la main , ils com-mencèrent un combat furieux & opiniâtre. Après s’êtreportés inutilement plusieurs coups, Castor blessa sonadversaire à la main. Lyncée, se sentant blessé, jettason épée, & s’enfuit vers le tombeau de son pere ,où Idas attendoit tranquillement l’événement du com-bat ; mais Castor poursuit vivement Lyncée , & ,l’ayant atteint, lui porte un coup d’épée qui l’étendmort sur la place. Idas, triste témoin du fort de Ionfrere , s’apprête à le venger. II détache une pierre dela colomne sépulcrale, & veut la jetter contre le meur-trier de Lyncée ; mais Jupiter , qui veille à la conser-vation de son fils , fait tomber la pierre des mainsd’Idas, & le frappe en même temps d’un coup defoudre. Tel est le fort de ceux qui osent se mesureravec les Tyndarides ; car ces héros font puissants, &nés d’un pere puissant.
Je vous salue * ô fils de Léda ! Soyez toujours fa-vorables à mes vers. Hélene , les Tyndarides, tousles héros qui ont secouru Ménélas & renversé Troye,ont toujours été les protecteurs des poètes. C’estàlapoésie qu’ils doivent une partie de leur gloire. Leursexploits ont été immortalisés par ce fameux chantrede Chio, qui a célébré les combats des Grecs & desTroyens, la valeur d’Achille Lc la destruction de laville de Priam. Pardonnez , illustres Jumeaux , si , mal-gré la foiblesse de fa voix , ma Muse a cédé au nobledésir de chanter vos triomphes. Je sçais que les versfont le plus beau présent que l’on puisse faire auxdieux. »
On peut remarquer en passant, que les éloges queles payens donnoient à leurs dieux ne dévoient quel-quefois pas leur être honorables. Par exemple, touthomme sensé, après avoir lu la description du combat