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de Castor & de Lyncée, détestera l’injustice & lacruauté des deux freres jumeaux , & , en particulier,de Castor, & louera la sagesse , la modération , la pru-dence de Lyncée, & plaindra son malheur.
POLY GAM1E , du grec beaucoup , & -/«ft*'*mariage : état d’un homme qui a plusieurs femmes à lafois. Quelques théologiens prétendent que la Polygamieétoit détendue même dans la loi ancienne, mais que lespatriarches surent dispeníés parl’autorité divine de la loicommune. S. Augustin dit que lorsque les patriarches& les saints de l’ancien Testament ont épousé plusieursfemmes, ils Pont fait par une permission particulièrede Dieu : ex Deì nutu. Plusieurs autres pensent queDieu toléroit la Polygamie parmi les Juifs, & c’est lesentiment le plus commun.
I. « C’étoit, dit M. Fleury , le désir d’avoir un grandsombre d eniants qui portoit les Israélites à prendre plu-sieurs femmes à la fois, & ils s’en failoLnt aussi un hon-neur & une marque de grandeur. C’est ainsi qu’Ifaïe,pour marque' combien seroíent estimés ceux que Dieuconserveroit entre son peuple, dit que sept femmes Rat-tacheront à un seul homme, ofíiant de vivre à leurs dé-pens, pourvu qu’eìles aient l’hcnntur de porter son nom.Ainsi il est d;t que Roboam avoit dix-huit femmes &soixante concubines, & qu’il donna plusieurs femmesà son fils Abia, qu’tl avc.it choisi pour son successeur.
» Nous ne devons pas trouver étrange que Dieutolérât la Polygamie qui s’étoit introduite dès avant ledeluge, quoiqu elle fût contraire à la pr> miere institu-tion du mariage : car quand il tut institué dans le Pa-radis terrestre il n’y avoit pas encore de concupifence ;& depuis que, par la loi nouvelle , il a été élevé à ladignité de sacrement, il est accompagné de grâcestrès-íortes. Mais, dans i’intervalle, lorsque la grâce étoitbeaucoup moindre & que le péché régnoit, il étoitdigne de la bonté de Dieu d’user d’une plus grande in-dulgence. La Polygamie étoit donc comme le divorce,que Jésus-Christ dit aux Juifs ne leur avoir été souffertque pour la dureté de leur cœur. Outre les femmes , ilétoit encore permis d’avoir des concubines, qui d’ordt-