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pas en punition de leurs péchés, mais parcs qu’tîsavoient un corps sujet à la corruption. II se sonde surces paroles de S. Paul : « Jusqu’à la loi il y avoit des» péchés dans le monde. Or on n’imputoit pas les pé-ri chés, n’y ayant pas de loi ; » & il raisonne ainsi :S. Paul ne parle pas , dans ce passage , de la loi don-née à Moyse, puisqu’il est certain, par TEcriture ,qu’il y a eu avant Moyse des péchés imputés & pu-nis , tels que ceux de Caïn, des Sodomites , &c. IIparle donc de la loi donnée à Adam ; donc il fautconclure qu’il y avoit des hommes avant Adam , àqui les péchés n’étoient pas imputés. Ce sophisme pi-toyable ne porte que sur une fausse explication dupassage de S. Paul, dont voici le véritable sens. L’a-pôtre veut prouver qu’avant la loi de Moyse, quiest la loi proprement dite, il y a eu une loi donnéeà Adam ; & voici sa preuve. Jusqu’à la loi de Moyse,il y a eu des péchés que Dieu imputoit aux coupa-bles : or on ne peut pas imputer de péchés, lorsqu’iln’y a point de loi ; donc , avant la loi de Moyse,il y avoit une loi donnée à Adam.
M. de la Peyrere n'est pas plus heureux dans lespreuves qu’il cherche à tirer de la chronologie fabu-leuse des Chaldéens , des Egyptiens & des Chinois ,qui, si on les en croit, font bien plus anciens qu’A-dam. Mais un système est bien dépourvu de fonde-ments solides , lorsqu’il faut qu’il s’appuie fur les fablesque des peuples vains & menteurs ont imaginées pourreculer leur origine, & acquérir fur les autres hom-mes le droit de primauté 8c d’ancienneté.
PREBENDE , du latin prœbere , donner : droitqu’a un ecclésiastique de percevoir certains revenusen argent, ou en fruits, dans une église cathédrale oucollégiale, dont il est membre.
PRÊCHE. C’est le nom que l’on donne aux ser-mons des ministres Protestants. Dans les églises Lu-thériennes , on en fait ordinairement deux les diman-ches & fêtes, un le matin Sc l’autre l’après-midi. Ende certains temps de Tannée, les ministres des églisesparticulières font obligés de prêcher en présence ds