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Tome troisieme.
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de chapelet, dont chaque grain a pour objet un attri-but de Dieu en particulier.

Leur dévotion est toute simple, & sans affectationde mots recherchés ou de pensées fleuries : ils se re-prochent de ne pas rendre à la Divinité tout l’hommagequi lui est dû; ils demandent pardon à Dieu de leursfautes , la conservation de leurs princes & de leur em-pire , enfin la divilion entre les princes Chrétiens.

5. Zoroastre ordonna à ses disciples de faire leursprières debout ou à genoux le visage tourné vers le soleil& vers le feu ; ayrfi , lorsque les Perses venoient prierdevant le feu sacré « ils s’en approchoient toujours , ditPridéaux , du côté de l’occident, afin qu’ayant le visagetourné vers ces feux, & par-là ves le soleil levant, ilspuisent diriger leur culte vers l’un & vers l'autre toutà la fois. » Lord , dans son Histoire de la Rel gion desanciens Perses, dit que les Parfis ou Guebres qui ontconservé la religion des anciens Perses , doivent avoirle visage tourné vers le soleil lorsqu’ils font leurs priè-res pendant le jour, mais que s’ils prient pendant lanuit, il faut qu’ils se tournent du côté de la lune.

Ces peuples tiennent en main , pendant leurs priè-res , de petites baguettes que l’on coupe d’un arbrenommé hawcn , aster semblable au tamarin ou bienau grenadier. On emploie plusieurs cérémonies pourcouper les baguettes; on lave avec grand soin le cou-teau dont on se sert, & l’on récite pendant l’ablu-tion quelques prières. On renferme respectueusementces baguettes dans un étui dont on ne les tire que lors-qu’il faut en faire usage pour la priere. On en prendplus ou moins , selon les prières que l’on fait : elles nelervent qu’une sois, & la priere finie on les jette dansle feu sacré. On dit auffi que les Guebres prennent enmain cinq de ses baguettes avant de commencer leurrepas.

Les Indiens Gentils étalent dans leurs prières toutle faste des Pharisiens. Ce n’est pas le lieu le plus secretde leurs maisons qu’ils choisissent pour s’acquitter de cedevoir religieux; ils montent (ur des toits, pour être