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recueille de sa dignité quelque profit. Ce n’est qu’a-vec la permission de ce grand Rabbin qu’on peut encréer de nouveaux. Un grand nombre de privilèges,accordés autrefois aux Rabbins , font anéantis depuisla destruction de la république des Juifs.
RACHAT des PREMiERs-NÉs. La loi des Juifsleur ordonnoit d’offrir au sacrificateur le premier en-fant que leur femme mettoit au monde, ainsi que lespremiers-nés de leurs troupeaux ; mais elle permet-toit au pere de l’enfant de le racheter , en donnantau prêtre cinq sicles * d’argent. Quoique les Juifs mo-dernes n’aient plus ni prêtres ni sacrificateurs , cetusage subsiste cependant parmi eux. Lorsque l'enfanta trente jours accomplis, le prêtre fait venir un desJuifs qui fe prétendent descendus d’Aaron , & lui re-met l’enfant. Le descendant d’Aaion demande à lamere , si cet enfant est le premier qu’elle ait eu ì Ellerépond affirmativement ; sur quoi il dit, en se tour-nant vers le pere : « Cet enfant m’appartient ; si vous» voulez lavoir, il faut que vcus le rachetiez.» Lepere lui présente de l’or & de 1 argent dans un bas-sin ou dans une tasse. Le descendant d’Aaron prenddeux ou trois écus d’or , & rend l’enfant à ses parents.Cette cérémonie est suivie de quelques réjouissances.Si les parents font eux-mêmes de la race d’Aaron,ils font exempts de racheter leur enfant.
Les anciens Juifs rachetoient aussi les premiers-nésde leurs troupeaux , lorsque c’étoient des animauximmondes ; les autres étoient immolés au Seigneur.
Si le pere vient à mourir avant que le premier-né ait les trente jours accomplis, la loi n’oblige pointà le racheter. Este lui environne le cou d’une petitelame d’argent, fur laquelle il est écrit que l’enfant,n’ayant point été racheté , appartient au sacrificateur.Lorsqu’il est devenu majeur, alors il se racheté lui-même.
RAFAZIS, c’est-à-dire Infidèles. Les Turcs don»
* í-e ûcle valoit vin^t oboles.