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10. La religion des habitants du royaume de Mont-bale, en Airique, est un mélange d’idolatrie & deMahomérilme. Us regardent leur roi comme une di-vinité, & lui attribuent une puissance presque sansbornes: lorsqu’ií soit de son palais, on porte toujoursdevant lui le feu, symbole de la divinité.
11 . Anciennement, dans l’isle de Ternate, il n’étoitpermis à qui que ce (bit, pas même aux prêtres , deparler de religion. 11 n’y avoit qu’un seul temple ; uneloi expresse défendoit qu'il y en eût deux. On n’yvoyoit ni autel , ni statues, ni images. Cent prêtres,qui jouiffoient d’un revenu considérable , desservoientce temple. Ils ne chantoient ni ne parloient; mais,dans un morne silence , ils montroient avec le doigtune pyramide fur laquelle étoient écrits ces mots :“ Mortels , adorez Dieu ; aimez vos frétés, & rendez-n vous utiles à la patrie. »
Religion Anglicane. Henri VIII avoit porté le pre-nier coup à la véritable Religion en Angleterre, enusurpant Tautorité da souverain pontife ; mais il avoitrespecté les dogmes & les cérémonies de TEglise Ca-tholique. Edouard VI, son fils & son successeur,acheva de détruire la Religion, en introduisant dansle royaume la nouvelle réforme des Protestants. Maisce grand ouvrage , qui lui avoit coûté tant de peines& de travaux, fut aboli par la reine Marie , qui luisuccéda. Cette princesse , zélée Catholique , étouffadans fa naissance Thérésie qui commençoit à infecterl’Angleterre ; rétablit Texercice de la religion Ro-maine , & la cimenta du sang d’une foule innombra-ble de Protestants qu’elle fit impitoyablement mou-rir. Ces cruautés odieuses n’empêcherent pas que laréforme ne reparût en Angleterre, plus triomphanteque jamais , fous le régné d’Elizabetn. C’est propre-ment cette reine qui a fixé Tétât de la religion enAngleterre. Elle assembla dans la ville de Londres unsynode où Ton régla les points de la confession deTEglise Anglicane. On y prit un milieu entre les er-reurs des Protestants & les dogmes de TEglise Catho-lique. L’ordre hiérarchique, proscrit par les Protes*-