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en état de grâce : te s font la Confirmation, l’Eu-charistie, 1’Òrdte, l’Extrême-Ouction , & le Mariage.
Sacrements des Morts. Ce font ceux qui font insti-tués pour donner la vie spirituelle aux personnes quifont mortes à la grâce : tels font le Baptême & laPénitence.
î. Les Abyssins confondent les mystères avec lessacrements, & donnent ce nom à la sainte Trinité& à l’Lncarnation. Dans une lettre que l’empereurd’Abyssinie écrivit au roi de France, dans laquelleil lui rend compte de fa foi, il reconnoît cinq sa-crements qu’il appelle Mystères. Le premier, dit lemonarque Ethiopien, est la description de la fa-nteTrinité; le second , l’incarnation du Fils de Dieu ; letroisième, le Baptême; le quatrième, l’Eucharistie;le cinquième, la résurrection des morts. Quelques au-teurs ont révoqué tn doute la vérité de cette lettre.Quoi qu’d en (oit , il est certain que les Abyilìnsne reconnoissnt pas les mêmes lept sacrements quel’Eglil'e Romaine enseigne. A peine connoillént-ils laConfirmation & l’Extrême-Onction. L’ignorance pro-fonde & la négligence de leur clergé est cause qu’ilsadministrent irès-mal les sacrements même qu’ils con-noissent.
Exposition du saint Sacrement. Le premier règle-ment pcurl’exposition du S. Sacrement, fut fait dansle concile de Cologne, tenu en 1452 par le cardi-nal Cusat, légat à latere du pape Nicolas V. II estconçu en ces termes: « Afin de rtndre plus d’hon-» neur au très-faint-Sacrement, nous ordonnons qu’à» l’avenir, il ne soit, en aucune maniéré , expoíé à la«vue des fideles, ni porté procesiìonnellement à dé-» couvert en des ostentoires à claire-voie; ( c’est ce» qu’on appelle des soleils;) si ce n’est durant le fêtew du Corps de Jesus-Christ & son Octave, , hors» ce temps, une fois l’année seulement, en chaque» ville ou bourgade, ou en chaque paroisse, &ce,» par une permission expresse de l’Ordinaire , comme» pour la paix ou quelqu’autre nécessité pressante ;»& qu’alors, cela íe fasse avec une extrême rêvé-