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suite quelques prières. 11 n’étoit pas nécessaire que lesacrificateur tût mage ou prêtre: il suffiíoit qu’un mageaflìstât au sacrifice.
8. Les anciens Gaulois avoient la barbare coutumed’immoler à leurs dieux des victimes humaines ; 6cils n’y renoncèrent que plusiems siécles ap ès avoirEmbrassé le Christianisme. II n’est gueres possible dedécrire les cérémonies de ces affreux sacrifices qui sefaisoient dans des bois sacrés, dont l’accès étoit in-terdit à tout étranger. Au rapport de César & dePlutarque , il y avoir, en quelques endroits , des ido-les d’oíier , d’une grandeur extraordinaire , auxquellesonmettoit le feu , après les avoir remplies d’hommes.Ils étoient aussi dans l’ulage de garder leurs crimi-nels pendant cinq ans , au bout desquels ils les brû-loient, comme des victimes, avec les prémices desfruits de leurs champs. Ils jettoient dans le feu unegrande quantité d or & d’autres choses précieuses,qu’il étoit ensuite défendu de toucher, sous peine demort. Les Druides étoient toujours revêtus de blanc ,lorlqu’ils immoloienr quelque victime. Entre les ani-maux , dont ils se servoient quelquefois pour les sa-crifices, les chevaux étoient particulièrement recher-chés. Plusieurs morceaux de pierres, qui leur servoientd’auteìs, se voient encore en différents pays , & fontd’une taille si monstrueuse , que les habitants supersti-tieux les ont regardés comme l’ouvrage des démons.Ces autels étoient tantôt ronds , tantôt quartés , quel-quefois ovales, ou triangulaires : quelques-uns étoientcreux par le haut en forme de bassin, pour recevoirle sang des victimes. 11 y avoit au dessous d’un desautels un passage obscur & étroit, qu’ils faisoient tra-verser aux é-rangers qu’ils destinoient à être immolés.Ce passage fut appellé cunnus damanìs, l’antre dudémon. Les Gaulois assistoient aux sacrifices, armésde pied en cap. Après la cérémonie, ils se retiroientchez eux, en tenant, ou dans la bouche, ou dansleurs mains, que'que chose appar enant à la victime.
9. Chez les Massagetes, quand un homme étoitparvenu à un certain âge, tous ses parents s’assem-