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rémonies font accompagnées de plusieurs prières qu’ilsadressent, tantôt à la peau de la victime , tantôt à lavictime elle-même. Ces Tartares observent de faireces sacrifices, ainsi que tous les autres exercices dereligion , auprès de quelque riviere ou de quelque eaucourante.
16. Les TartaresTungufes, habitants de la Sibérieorientale, & les Wogultzes, qui habitent aux envi-rons de l’Oby, célèbrent , une fois tous les ans , unsacrifice solemnel dans un bois. Le nombre des victi-mes est considérable , car ils immolent une bête dechaque espece. Après le sacrifice , ils rendent une es-pace de culte religieux aux peaux des victimes, qu’ilssuspendent aux arbres les plus élevés & les plus touf-fus du bois. Le tout se termine , selon la coutume, parun grand festin où l’on mange les bêtes immolées.Ce sacrifice est le seul acte de religion que ces peu-ples pratiquent pendant toute l’année : cependant onnous assure qu’ils reconnoissent un Etre suprême, Créa-teur de l’univers , & , ce qui en est une fuite , qu’ilsadmettent des peines & des récompenses dans l’autrevie.
17. Les Tartares Ostiakes, répandus depuis l’Irtis& l’Oby jufqu’au fleuve Jéniléa, font leurs sacrificesde la maniéré suivante. L’animal qu’on doit immolerest lié par les jambes , & présenté dans cet état à ladivinité. Alors un prêtre prononce une forte de priere,dans laquelle il fait marché avec l’idole , & convientde lui sacrifier l’animal en question , à condition qu’elleaccordera aux assistants telle &. telle grâce. Le íi'encedu dieu est interprété comme un consentement for-mel à tout ce qu on lui demande. Le prêtre donneun coup sur la tête de la vict me ; & dans le mêmeinstant, un homme posté vis-à-vis, un arc à la main,tire un fléché sur la bête , tandis qu’un autre lui percele ventre avec une broche. Après qu’on a reçu dansun vase tout le sang de la victime , on la traîne parla queue , &L on lui fait faire trois tours autour defidole. On l’écorche ensuite : on lui coupe la tête,les pieds &. la queue , que l’on suspend au haut d’un