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« Ces peuples , dit encore le même auteur, n’os-« frent au soleil que des rennes jeunes & femelles...» On passe un fil blanc parl’oreille droite de la renne,« pour marquer que c’est une victime consacrée au» soleil. Au lieu que, dans les autres sacrifices, ou» p end des branches de bouleau , à celui-ci on en» prend de saules. De ces branches de saule on fait« deux cercles de la grandeur de ceux des demi-ton-» nés de biere A ces cercles ils attachent de petits>> morceaux de chair, pris de toutes les parties du« corps de la bête. Ils les posent sur une espece de« table, derriere leurs cabanes. . . . Sur cette même» table, ils arrangent en forme de cercle les os prin-„ cipaux de la victime. »
13. Les Tartares idolâtres ne se permettent pas debriser les os des animaux qu’ils ont immolés à leursdieux ; &, pour cette raison, ils les brûlent.
14. Les Tartares Burates, qui habitent dans la Si-bérie , ont coutume de planter des pieux devant leurstentes , & d’y embrocher des boucs & des brebis, aux-quels ils font plusieurs salutations , tant qu’ils s’apper-çoivent qu’ils respirent encore. Ce sont-là leurs sacri-fices ; & ils les font deux ou trois fois chaque année.
De temps en temps ils sacrifient, pour l’expiationde leurs péchés , non pas des animaux , mais quel-ques-uns de leurs prêtres qu’ils choisissent parmi lesplus dévots & les plus exemplaires, petsuadés que,plus la victime est sainte, plus elle est agréable à Dieu.Us ont foin d’enterrer avec ces prêtres de l’argent &Cdes habits, pour qu’ils ne manquent de rien dansl’autre monde.
13. Un cheval ou un bœuf font ordinairement lesvictimes que les Tartares Czérémiffes , qui habitentaux environs du Volga, offrent à la divinité. Ils pla-cent une perche en travers entre deux arbres, & furcette perche ils étendent la peau de la bête immo-lée; puis ils en font griller la chair, en coupent unetranche qu’ils mettent dans une écuelle, & la jettentdans le feu , avec une autre écuelle remplie de quel-que liqueur, & communément d’hydromel, Ces cér