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fur une rangée de quatre colomnes. Le Saint du tem-ple étoit séparé du sanctuaire par une muraille ornéed’ais de cedres, couverte de lames d’or, de chéru-bins & de palmiers du même métal. La porte paroù l’on entroit du Saint dans le sanctuaire, étoit debois d’olivier, revêtue de lames d’or, & décorée,comme le reste, de chérubins & de palmiers. Elle sefermoir avec une chaîne d’or ; &, par-devant étoittendu un voile précieux , tissu de différentes couleurs.Les murs du Saint étoient couverts des mêmes orne-ments que ceux du Sanctuaire. Dans le Saint du ta-bernacle étoient placés I’Autel des Parfums ouI’Autel d’or, la Table des Pains de proposi-tion , & le Chandelier d’or. ( Voye^ ces troisarticles.) Salomon fit mettre dans le Saint du tem-ple cinq autels pour les parfums , cinq tables pourles pains de proposition , & dix chandeliers d’or, demaniéré qu’il y avoir un chandelier entre chaque au-tel & chaque table. Voyeç Temple de Salomon.
Très-saint Pere. C’est ainsi que l’on appelle le sou-verain pontife de 1 ’Eglise Catholique , lorsqu’on luiécrit ou qu’on lui adresse la parole.
Les empereurs Grecs portoient autrefois le titre deSaint, à cause de l’onction de leur sacre.
Invocation des Saints, i. L’invocation des Saints estun dogme fondé fur les Ecritures saintes, fur la tra-dition & la pratique de l’Eglise universelle. Les saintsfont plus puissants dans le ciel, qu’ils ne l’ont été furla terre, parce que leur sainteté est épurée & con-sommée. L’orobre même de S. Pierre opéroit desprodiges. L’attouchement des os du prophète Eliséeressuscita un cadavre. (IV- Reg. 13, aï.) L’Eglise atoujours foudroyé les hérétiques réfractaires fur cepoint. En un mot, si l’on a pu invoquer les Saintsfur la terre, on doit les invoquer dans le ciel.
2. Les Juifs modernes admettent l’invocation desSaints. C’est le sentiment de Bayle, qui, parlant despèlerinages que font les Juifs au tombeau du prophèteEzéchiel, & des miracles qu’ils lui attribuent, dit« qu’on ne publieroit pas ces fables parmi les Juifs,