S A T]v^* 505:
i» nos, ou Saturne , devint pere de Jupiter & d’Isis ;w Rhaea fut leur mere....
-u Je trouve encore, continue M. Pluche, les preu-ves de la même vérité dans les remarques que m’of-fre assez naturellement >a fasse d- Saturne. Àu lieu dele peindre avec une taulx , pour marquer que lesséances des juges do vent se tenir au temps de lamoisson & de la fenaison , on le trouve quelquefoisrepresenté avec des yeux par - devant & des yeuxjjar-derriere , dont 1 s uns veillent, les au res fontfermés; & quatre ailes, dont deux font étendues,deux font abaissées ; ce qui marquoit la péi étration& la continuité du travail des juges, qui ie relayoientou fe fuccédoient, nuit & jour, pour expédier lesaffaires du peuple. Une nouvelle p-euve que Saturneest un juge, ouïe symbole de la justice, à la péné-tration de laquelle rssn n échappé , c’est que les poè-tes, & fur-tout Homere, l’appeilent communémentle pénétrant , le usé, le clair-voyant S..tu ne. ... C’estparce que Saturne ou Crone avoir un rapport néces-saire avec la parfaite équité des jugements qui'eren-doient, fans acception de personne, par une com-pagnie de juges isolés & désintéressés, qu'on difoitque Saturne avoit régné avec une douceur & uneintégrité parfaites. Si l’on ajoutoit que , de son temps,il régnoit un printemps perpétuel, c’est parce que lesséances des juges étoient anciennement inséparablesdu plus beau mois de l’année : tel est constammentle mois de Février en Egypte. Tous les voyageursnous parlent des agréments de ce mois, durant le-quel l’Egypte est , d’un bout à l’autre, un grand ta-pis de fleurs.. .. C’est parce que Saturne étoit le sym-bole des prêtres, qui ne fortoient qu’au printempsde leur retraite , qu’on attachoit pendant l’année lastatue de Saturne, & qu’on rompoit ses liens aux ap-proches de la fête.
A présent que nous reconnoissons très-probable-ment le vrai Saturne, reprenons ses attributs & sesnoms, pour voir les contes étranges auxquels ils ontdonné lieu, faute dette entendus, Dès qu’on eut fait