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ardent & le plus fidele. Cependant les apôtres S. Pierre& S. Jean se rendirent à Samarie , fur les avis qu’ilsreçurent que l’Evangile faisoit des progrès dans cetteville , dans le dessein d’administrer la Confirmationaux nouveaux Chrétiens. Simon vit avec étonnementles apôtres faire descendre visiblement le Saint-Espritsur ceux auxquels ils impofoient les mains, & leur com-muniquer le don de prophétie, le don des langues,& les autres qui se manifestoient alors sensiblementdans ceux qui recevoient le Saint-Esprit. Jaloux de poí-séder un secret si précieux, il alla trouver S. Pierre,& lui proposa une somme d’argent considérable, s’ilvouloir le lui communiquer. S. Pierre, justement in-digné d’une pareille proposition, fit à Simon une viveréprimande. L’hypocrite, redoutant le pouvoir de saintPierre, s’humilia devant l’apôtre, &, affectant ungrand regret de fa faute , le conjura de prier pourlui. Sa conduite fit bientôt voir combien ses senti-ments étoient peu sincères. Accompagné d’une courti-sane nommé Hélene, qui devoir sans doute servir éga-lement à ses opérations magiques & à ses plaisirs , Si-mon se retira dans les provinces où l’Evangile n’a-voit pas encore été prêché, afin de n’avoir plus entête des rivaux austì puissants que les apôtres. Là, iícommença à combattre leur doctrine de loin, & àproposer des objections dans des lieux où il n’y avoirpersonne pour répondre. II s’élevoit particulièrementcontre le sentiment des Chrétiens fur la création dumonde & fur le péché du premier homme. « 11 estabsurde de supposer, disoit-il, que le monde ait étécréé immédiatement par l’Etre suprême. Si c’étoit luiqui eût produit l’homme, il ne lui eût pas prescritdes loix qu’il sçavoit qu’il n’observeroit pas; ou, s’illui en avoir prescrit, il auroit fait ensorte qu’il les ob-servât. L’homme n’est donc point l’ouvrage d’un Etresouverainement parfait & souverainement bon ; maisplutôt d’un être méchant & ennemi de l’humanité, quin’a donné des loix que pour avoir des coupables àpunir.
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