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toutes ces précautions, la trop grande simplicité duSintoïsme Sc l’attrait de la nouveauté firent adopteravidement aux peuples une nouvelle secte qui introdui-sit dans le Japon le culte d ' Amida & des dieux étran-gers. Cette secte est connue sous le nom de Budsdoïsme.Foye{ Budsdoïsme & Xaca.
SlTA, femme de Viflnou , dieu Indien , incarnéfous le nom de Ram. « On volt, dit M. Dellon dans la» préface de ses Voyages , lur la porte d une des villes« du petit royaume de Sifupatan , une statue de pierre» de Sita, femme de Ram, l’un de leurs dieux , de la» hauteur ordinaire d’une femme. Elle a , à chacun de» ses côtés, trois fameux Fakirs , ou pénitents, nus , à» genoux , les yeux levés vers elle , & tenant à deux» mains ce que la pudeur ne permet pas de nommer. >»
SIUTO, (jeííe de) établie au Japon. Le nom de Siutosignifie , en langage japonois , la méthode de philo-sopher. En effet, les partisans de cette secte font tousdes philosophes qui fe moquent du culte extravagantde leurs compatriotes , & qui ne reconnoiflent ni Ami-da , ni les autres divinités introduites par la supersti-tion. Mais , aveuglés par leur orgueilleuse raison , ilsdonnent dans une extrémité opposée à l’idolatrie , Scpeut-être auflì absurde. Ils n’admettent aucune divinité:ils proscrivent toute religion : ils ne connoiffent pasd’autres devoirs imposés à l’homme , que celui d’êtrevertueux. Ils font consister tout son bonheur dans letémoignage d’une bonne conscience. Ces maximes fontbelles Sc vraies ; mais , n’ay ant point de fondement so-lide , elles font rarement pratiquées par ceux mêmesqui les débitent. On dit cependant que ceux des Siutosqui raisonnent le mieux , reconnoissent un esprit supé-rieur qui gouverne l’univers, mais qui n’en est pas lecréateur. Cette secte restemble aster à celle des Lettrés,si fameuse à la Chine. On lui donne auflì le même au-teur ; Sc ce qui paroît le prouver , c’est que les Siutos ,dans toutes leurs écoles, ont une image de Confucius.Ils rendent de grands honneurs à leurs ancêtres dé-funts ; ce qui leur donne encore une grande confor-mité avec les Lettrés Chinois. Mais il s’en faut beau-