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points : il n’en admettoit les principes qu’autar.t qu’ilslui paroiíToient conformes à ses idées. II en fit de mêmeà l’égard de toutes les opinions en général. II avoitadopté , dans toute son étendue , ce principe des Cal-»vinistes , qu’en toute matieie , un homme sensé ne doitrien admettre qu’après un mûr examen , fans s’embar-raffer si ce qu’il approuve , ou ce qu’il rejette, est ap-puyé , ou non , de l’autorité de l’Eglise, de celle de latradition , du sentim. nt même des plus grands hommes ,tant anciens que modernes. Fondé fur un tel principe,marchant feulement à l’aide de ses foibles lumières , ilne pouvoit manquer de s’égaxer : aussi , peu d’héréti-ques ont-ils donné, avant lui, dans un plus grand nom-bre d’écarts. II rejetta même jusqu’aux vérités de notrereligion , que les Calvinistes & les Luthériens avoientiespeétées. Enchérissant fur les erreurs des Ariens , ilalla jusqu’à nier la pure existence du Verbe , disant queJésus-Christ n’étoit qu’un pur homme, qui n’avcitpoint l’existence avant que Marie l’eût conçu. Quoiqu’ilniât fa divinité , il avouoit cependant que Dieu le Pere,seul Dieu par essence , s’étoit complu en lui, commeen son Fils bien-aimé , à cause de ses sublimes vertus ;que c’étoit pour cela qu’il lui avoit donné une puissancesouveraine sur toutes les créatures, & l’avoit ainsi renduadorable aux hommes & aux anges. Selon lui, tout ceque Jesus-Christ avoit fait pour le salut des hommes ,se bornoit à leur avoir enseigné la vérité , à leur avoir^donné des exemples de vertus héroïques , enfin à avoirs&ellé sa doéfrine par sa mort. S’il nioit la divinité deJesus-Christ, il n’avoit garde de respecter celle du Saint-Esprit. II ne regardoit le Pere & lui, que comme uneseule & unique Personne : en un mot, il n’y avoit,selon lui , qu une seule Personne qui fût proprementDieu : c’étoit Dieu le Pere. Socin s’étoit fait une loide rejetter tout ce qu’il ne comprenoit pas : en consé-quence , le péché originel, la grâce , la prédestinationabsolue, l’efficacité des sacrements, la prescience deDieu touchant les effets libres & contingents , son im-mensité , lui paroissoient autant de chimères , autantd’absurdités. Les opinions de Socin lui attirèrent grandC. R. Tome III. O v