Band 
Tome troisieme.
Seite
576
JPEG-Download
 

576 ^-[S O

SMAERTAS : secte de Bramines, la plus estimablede toutes , mais la moins accréditée. Ceux de cettesecte tâchent de concilier les différents sentiments desBramines qui font partagés entre Viflnou & Ixora. Ilssoutiennent que ces deux divinités font parfaitementégales , ou plutôt quelles ne forment qu’une feule &même divinité , fous des noms différents. Ils n’ont pointde marques qui les distinguent des autres sectes ; maisleur modération les distingue plus que tous les signes.Cette même modération est cause qu’ils n’ont pas beau-coup de partisans.

SMINTHIEN : surnom d’Apollon , fous lequel cedieu étoit adoré dans la Troade. Quelques auteurs ra-content que les habitants de la Troade étant près d’ê-tre attaqués par une armée formidable & supérieure ennombre, des souris mangèrent pendant la nuit les cor-des des arcs de leurs ennemis , & leur donnerent lemoyen de remporter fur eux une victoire complette,le lendemain. Comme le mot Sminthos signifie, enphrygien, souris, on croit que cet événement a donnélieu au culte d’Apollon Sminthien.

SOCIN , ( Faujli ) chef des Sociniens ou Unitaires ,naquit à Sienne, le 5 de Décembre 1539, d’une familleconnue & distinguée par plusieurs célébrés professeursde droit qui en étoient issus. Son oncle , Lélie Socin ,homme très-sçavant, s’étant laissé infecter du poisonde la nouvelle doctrine, avoir jetté lui-même les pre-miers fondements du Socinianifme. Ce furent ses per-nicieux écrits qui corrompirent le coeur du jeune Socin.Pour éviter les poursuites de l’inquisition , il s’étoit re-tiré en France. II en partit bientôt pour aller à Zurichrecueillir la succession de son oncle , qu’une mort pré-maturée venoit d’enlever à l’âge de trente-sept ans,pour le bonheur de la religion. Ce bonheur ne fut pascomplet : ses écrits lui survécurent, & Socin les re-garda comme la plus belle portion de son héritage. IIen fit le guide de son éducation : il les étudia à fond.En un mot, on peut dire, comme il l’avoua lui-même,qu’il n’eut point d’autres maîtres que les livres de sononcle. 11 s’écarta pourtant de fa doctrine en plusieurs

points;