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6. LesNatchés, lesTensas ou Taënças, peuples duMiffilììpi, adorent particulièrement le soleil, qu ils re-gardent comme un des aïeux de leur chef. Ils entretien-nent en son honneur un feu continuel dans les templesqui lui sont dédiés. La Relation de la Lousiane dachevalier Tonti nous fournira la description d’un deces temples. « 11 est enfermé, dit cet auteur, dans le» circuit dune grande muraille. L’efpace qui est entre« deux , forme une efpece de parvis où le peuple se« promene. On voit au-deffus de cette muraille un,> grand nombre de piques , fur la pointe desquelles on» met les têtes des ennemis , ou des plus grands crimi-» nels. Au-destùs du frontispice, on voit un gros bil—« lot fort éle é, entouré d’une grande quantité de che-« veux , & chargé d’un tas de chevelures , en forme,, de trophées. Le dedans du temple n est qu’une nef« peinte ou bigarrée , par tous les côtés, de plusieurs» figures différentes. On voit, au milieu de ce temple ,„ un grand foyer qei tient lieu d’autel, où brûlent tou-» jours trois grosses bû.hes mises de bout en bout, que«deux prêtres, revêtus de cappes blanches, ont soin» d’atdser. C’est autour de cet autel enflammé quen tout le monde fait ses prières avec des hurlements«extraordinaires. Les prières se sont trois fois le jour,» au lever du soleil, à midi, & à son coucher. On y« voit un cabinet ménagé dans la muraille ; c’est le ta-« bernacle du dieu. Deux aigles déployés & tournés« vers le soleil y sont suspendus. » Tous les mois, audéclin de la lune, ces sauvages portent au temple unplat rempli de leurs mets les plus exquis, que les prê-tres offrent au soleil.
7. Dans le Canada , les femmes haranguent le soleillorsqu’il se leve, & lui présentent leurs enfants. Lors-qu’il est sur le point de se coucher, les guerriers sortentdu village , & commencent une efpece de danse qu’ilsappellent la danse du grand Esprit.
Soleil : instrument dont l’extrémité est faite enforme de soleil, & dont on se sert, dans T Eglise Catho-lique , pour exposer la sainte Hostie à la vénération dupeuple. II doit être au moins d’argent. II a deux cryf-