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leur défend expressément de rien tuer, ils ne s’imagi-nent pas être compris eux-mêmes dans cette loi. Ilspensent qu’ils font maîtres de leur vie , & qu’ils peu-vent en disposer à leur gré. Ils croient même faire unetrès-bonne oeuvre, en fe donnant la mort; &, parcet effort héroïque , leur ame acquiert un nouveau de-gré de mérite & de vertu : auflì n’est-il pas rare devoir à Siam des gens fe tuer eux-mêmes. Plusieurs fependent par dévotion à un certain arbre que l’on acoutume de planter devant les pagodes, & dont lebois sert à faire les statues de Sommona-Codom ; maisle désespoir ou le dégoût de la vie ont plus de part à cesactions, qu’aucun sentiment de piété. En 1680 , un Pé«guan donna aux Siamois le même spectacle que le cy-nique Pérégrin sic voir autrefois aux Grecs assembléspour la folemnité des jeux olympiques. Ce malheureuxfe brûla dans un temple de Siam, en présence de sesparents, de ses amis & d’une grande fouie de peuple.Cette action lui mérita les honneurs divins. On érigeaen son honneur une statue qui fut placée dertiere cellede Sommona-Codom.
SUNN 1 S. Les Turcs fe distinguent des Persans parce nom,qui signifie Orthodoxe, parce qu’ils prétendentque la foi qu’ils professent est pure, irréprochable, Scselon le véritable esprit de Mahomet. Cette différencevient des différentes interprétations qui ont été faitesde l’Alcoran. Les Persans suivent celle d’un certain Is-maël Sophi ; les Turcs , celle de deux imans célébrés ,Azen & Schafi. Quoiqu’au fond la religion de ces peuplessoit absolument la même,on a peine à concevoir avecquelle fureur & quel acharnement ils fe haïssent & sedétestent. Les Turcs traitent les Chrétiens de chiens;mais ils n’ont pas de termes assez odieux, assez mé-prisants pour désigner la nation Persane. Voye{ Rafa-zis 6- Shiis.
SUPERBENNIA, fils d’Ixora, dieu Indien, & deParamesséri, est adoré par les Indiens, qui le représen-tent avec six faces & douze bras. Ils racontent quaParamesséri , fe baignant un jour dans une citerne, vitpaíïjr six tisserands qui jetterent fur elle des regards
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