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Tome troisieme.
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oùfattentat a été commis , par la confiscation de leursbiens ; & toutes leurs maisons font démolies & ren-versées de fond en comble. Un empereur du Japon,assez moderne , qui étoit né fous le ligne auquel lesJaponois donnent le nom de chien , ordonna à tous sesíuiets de respecter ces animaux. II voulut que danschaque rue il y eût une loge où un certain nombre dechiens fussent nourris & soignés pendant leurs maladies ,& que tous les habitants de la rue contribuassent à ladépense de leur entretien. Depuis le régné de cet em-pereur , personne n’oseroit, au Japon , tuer un chien,ni même lui donner le moindre coup ; il n’y a que lemaître du chien qui ait le droit de !e châtier. ■ Après lamort d’un chien; on porte son corps fur quelque mon-tagne voisine ; 6c là, on lui rend les derniers devoirs.Cet usage a donné lieu à un mot plaisant d’un Japonois.IIaccompagnoit un de ces hommes qui , pour se confor-mer à l’ordonnance, portoit sur une colline le corpsd’un chien mort, & qui murmuroit beaucoup en che-min de la peine qu’il étoit obligé de prendre pour unvil animal : « Ne t’aífliges pas , lui dit le Japonois , &n rends plutôt grâces aux dieux qui n’ont pas permis» que l’empereur naquit fous le signe du cheval : nous

eussions eu à porter un fardeau bien plus lourd. »

Les Bonzes Japonois vendent fort chèrement auxdévots crédules certains billets sacrés que des voyageursProtestants ont malignement qualifiés d’indulgences.Le peuple regarde ces billets comme des préservatifscontre la malice des démons, & des gages de bonheurdans l’autre vie. Les Bonzes abusent même de la sim-plicité des fideles Japonois, jufqu’à leur emprunter futces billets de grosses sommes d’argent, leur faisant ac-croire qu elles leur seront rendues à usure dans l’autremonde. Lorsqu’un dévot a prêté de l’argent sur de pa-reilles assurances , il se munit, en mourant, de cesbillets, persuadé qu’avec ce papier il va être remboursédans l’autre monde.

Les mêmes Bonzes enseignent qu’un fidele Japonoisdoit, tous les matins en sortant du lit, lever les doigtsde la main droite, & prononcer quelque parole dé-

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