Band 
Tome troisieme.
Seite
626
JPEG-Download
 

§r.6 -^[S U P]^»

nois répondent que les âmes se nourrissent des qualité*immatérielles St spirituelles qui se trouvent dans lasubstance des viandes , Sí qu’il n’y a que les accidentsgrossiers St proportionnés aux sens corporels qui restentdans les plats.

17. Dans l’ifle FrJrmose , lorsqu’un malade ne peutêtre guéri par les remedes ordinaires , on a recours àune sorcière , qui, par les secrets de son art, prometde lui rendre la santé. Elle fait semblant d’interrogerson ame ; elle lui prend les doigts l’un après l’autre,St lès tire avec violence. S’ils craquent, à st une mar-que que la maladie ne fera pas mortelle. Quelquefoiselle met fur la bouche du malade la feuille d’un certainarbre ; puis , prenant dans fa bouche un peu d’eau ,elle la répand fur cette feuille. Si faction de l’eau faitpencher la feuille du côté de la sorcière , c’est un au-gure très-favorable pour le malade. Si cependant, mal-gré toutes ces opérations , la maladie augmente aulieu de diminuer , on juge que le diable s’en mêle , Stl’on prend la résolution de le chasser dans les formes.On commence d’abord par offrir aux dieux un sacri-fice : ensuite la sorcière , suivie d’une troupe de jeunesgens déterminés , St armés comme elle d’un sabre,poursuit vivement l’esprit malin , St lui jette un potplein de masakaw, boisson du pays , à laquelle ils at-tribuent la même vertu que nous attribuons à l’eaubénite.

18. Les habitants de Jedfo , pays voisin du Japon ,ont coutume de ficher en terre , en dedans Sc en dehorsde leurs maisons , de petits bâtons, au bout defquelsvoltigent des étendards de papier de soie, ou de quel-qu’autre étoffe ; persuadés que ces drapeaux sont dessignes de prospérité pour leurs logis St leurs familles.

Les cerf, sont, au Japon, dans une très-grande véné-ration. Il est défendu , sous les peines les plus grièves ,de faire aucun mal à ces animaux ; ce qui fait que lescerfs font aussi communs dans les villes du Japon , queles animaux domestiques. S’il arrive qu’un cerf reçoivequelque blessure mortelle, lans qu’on fçache quel estfauteur du coup., on punit sous les habitants de la rue