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qu’ils appellent buchu, & de la graisse de brebis. Laplaie étant fermée, l’opérateur arrose le patient de sonurine. Lorsque ce malheureux commence à reprendreses esprits & à revenir à iui-même , il faut qu’il lé traînefans laide de personne dans une petite chaumière cons-truite exprès pour lui, & qu’il y fasse une retraite detrois ou quatre jours. Après cette cruelle cérémonie ,pendant que le patient est encore accablé par la dou-leur , tous ses compatriotes font un festin, òc mangentla chair d’un mouton immolé pour cette fête. Les fem-mes ne font point admises à ce repas.
Ces peuples craindroient d’habiter un lieu oàquelqu’un de leurs compatriotes leroitmort. Dans cetteoccasion , ils transportent leurs huttes dans un autre en-droit ; mais ils ont grand soin de laisser la hutte dumort dans l’état où elle est ; ils ne touchent à aucundes meubles & des habits quis’y trouvent. Cet usageest fondé sur la persuasion où ils sont que les mortsont coutume de revenir dans les lieux qu’ils ont habi-tés pendant leur vie, & que si on enlevoit quelqu’unedes choses qui ont servi à leurs usages, les habitantsdu village seroient souvent importunés de leurs visites.
C’est une opinion généralement reçue chez lesHottentots & les peuples voisins, que leurs premiersparents , ayant été envoyés par Dieu dans leur pays, y«titrèrent par une fenêtre. L’homme, selon ces peuples,s’appelloit Noé , Lc la femme Hingnoh. Ce font euxqui ont transmis à leurs descendants les connoissancesnécessaires pour l’usage de la vie, & pour l’entretiendes troupeaux.
Lorsque les Hottentots veulent traverser une ri-vière, ou qu’ils se disposent à entrer dans la mer, ilsprennent un peu d’eau dont ils s’arrosent le corps : ce.qu’ils regardent comme un préservatif contre les dan-gers auxquels ils vont s’expol’er. Us affectent, pen-dant cette cérémonie, une gravité singulière & co-mique.
Lorsqu’ils veulent sçavoir si une maladie est mor-telle , ils écorchent un mouton tout vivant. Si ranimaiécorché ne laisse pas de marcher, c’est un signe queC.R .TomcllL. S f