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Tome troisieme.
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?» qu’un logis ou quelqu’autre lieu fût frappé de la fou-» dre , ils l’avoient en si grande abomination , qu’íls en» muroient aussi-tôt la porte avec des pierres & de la» boue, afin qu’tl n’y entrât jamais personne. Que û» la foudre étoit tombée à la campagne , ils en mar-?» quoient l’endroit avec des bornes, afin qu’aucun n’y?> mit le pied. En un mot, ils appelloient ces lieux, in-?> fortunés & maudits ; ils ajoutoient que le soleil?> leur avoir envoyé cette malédiction par le moyen de?» la foudre , qui étoit comme son valet & le ministre?» de fa justice. » Voye{ Présages.

SURSUTT1 : nom de la déesse des sciences , desarts & de l’éloquence , suivant les Gentous. On célébréune fête en son honneur le cinquième jour de la nou-velle lune de Janvier ; & il est défendu à tous ceuxqui font de la tribu des écrivains de se servir de plumeni d’encre ce jour-là. Ils consacrent l’une l’autre à ladéesse , & toutes affaires cessent.

SYBILLE. Voye{ Sibylle.

SYMBOLE. C’est le sommaire des principales vé-rités que les Chrétiens doivent croire de cœur, & con-fesser de bouche. Ge mot est grec , & veut dire Jìgne.On s’en fervoit autrefois pour signifier la marque parlaquelle les soldats reconnoissoient de quel corps ilsétoient. L’Eglise l’a appliqué au formulaire des articlesde la foi, parce qu’il est comme un signe par le moyenduquel on distingue ses véritables enfants. On compteordinairement trois symboles. Le premier est celui desapôtres : ils le composèrent avant de se séparer, selonle témoignage unanime des Peres. Ce symbole est com-posé de doute articles , & il fait partie des prières queles Chrétiens récitent journellement. Le second est celuide Nicée , ainsi appelle , parce qu’il fut dressé dans lepremier concile général de ce nom, tenul’an 325, fousl’empire de Constantin. Thimothée, patriarche d’A-lexandrie, introduisit, au sixième siécle , la coutumede chanter ce symbole à la messe. Le second concilede Tolede , de l’an 589 , ordonna la même chose pourl’Eglise Latine , & cet usage s’est toujours conservédepuis. Le troisième symbole, attribué à S. Athanase,

S s iv