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íixieme, des puretés & impuretés. Ce livre, où lesmatières étoient traitées de la maniéré la plus suc»cinte, occasionna de grandes disputes entre ceux quil’interprétoient différemment. Pour les faire cesser ,Ravena & Ravasce , deux rabbins qui étoient à Ba-bylone , rassemblerent les différentes explications qu’onavoit données de la Mií'na , jusqu’à leur temps ; les sen-tences & les paroles mémorables des plus fameux doc-teurs : ils y joignirent la Mffna pour servir de texte , &formereni du tout un livre considérable , divisé en soi-xante parties nommées Manaílath, ou Traités. Ce li-vre tut appelié Talmud Baben, Talmud de Babylone,ou bien Ghemara , qui signifie Perfeétion. I' avoit paru,quelques années auparavant, un ouvrage du mêmegenre, intitulé Talmud Gtruja'mi, T-lmud de Jéru-salem , & composé par un rabbin de Jérusalem , nom-mé Jocanan; mais le Talmud de Babylone, étantplus complet & mieux écrit, eut la prérérence. C’estsur ce dernier Talmud que le rabbin Salomon Jerchi,ou, selon les Juifs , Ifaaki, composa un sçavant Com-mentaire : une académie de rabbins y fit aussi des ad-ditions nommées Toffdfoth. On a retranché du TalmudBabylonien plusieurs Traités qui concernent les sa-crifices , l’agriculture , les puretés & impuretés qui nefont plus aujourd’hui d usage. Quelques papes ont to-léré la lecture du Talmud ; d’autres l'on t détendue. Celivre est aujourd’ui particulièrement détendu dans l’Ita-lie. Voye{ Caraites , Rabbanistes.
TAMÀRACA : fruit extrêmement gros , qui a quel-que ressemblance avec une calebasse , Sí qui croît dansle Brésil. Les habitants de ce pays ont pour ce fruitun respect religieux, & lui rendent de grands hon-neurs. Coréal parle du culte que les Brésiliens ren-dent au tamaraca, qu’il appelle maraque. « Lorsque lesv prêtres Brési iens , dit-il, font la visite de leurs dio-,, cefes , ils n’oublient jamais leurs maraques , qu’ils» font adorer solemnellement. 11s les élèvent au haut» d’un bâton , fichent le bâton en terre , les font or-« net de belles plumes, & persuadent les habitan s du» village de porter à boire & à manger à ces mara-Tome III, V v