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hommages à la divinité en plein air. Mais dans la fuitedes temps ils dégénérèrent un peu de la pureté primi-tive de leur culte ; ils construisirent des Pyrées, c’est-à-dire , temples du Feu , où ils renfermèrent cet élé-ment , qu’ils regardoient comme sacré. Voyt{ Py RÉES.
8 . II y avoir autrefois à Taxila , ville des Indes, untemple fameux par fa magnificence , érigé en l’honneurdu soleil. On y avoir placé les statues d’Ajax & d’A-lexandre, d’or massif. Ôn y remarquoit aussi l’image dePorus , qui n’étoit que de bronze. Les murailles dutemple étoient couvertes d’un marbre couleur de feu ;l’or fervoit de ciment ; le pavé étoit une mosaïque dontles différentes pieces étoient des perles & d.s pierreries.
9 .11 y a dans lïsle de Ceylan une multitude presqueinnombrable de temples : la plupart font d’une magni-fique sculpture , & décorés de plusieurs riches orne-ments. On y voit un grand nombre de figures hiéro-glyphiques qui représentent des monstres &. des ani-maux. Sur les murs de plusieurs de ces temples on apeint des bâtons , des fléchés , des épées, des hallebar-des ; mais ceux qui font consacrés à Buddu ne fontpoint chargés de ces frivoles peintures. On n’y remar-que que des figures d’hommes , revêtus de casaquesjaunes , comme les Gosses, ou prêtres du pays. Ils ontles cheveux frisés, les jambes croisées, & tiennent leursmains modestement posées devant eux, comme lesfemmes. Les insulaires de Ceylan disent que ces imagesreprésentent les hommes de leur nation qui font mortsen réputation de sainteté. L’entrée des temples est in-terdite aux femmes , lorsqu’elles font attaquées de lamaladie périodique du sexe ; les hommes mêmes n’ypeuvent entrer , lorfqu’ils sortent d’un endroit où setrouvent des femmes qui ont cette incommodité. Lestemples de l’iste de Ceylan font ordinairement fort ri-ches , & possedent des terres immenses qu’ils tiennentde la pieuse libéralité des princes & des seigneurs ; en-sorte que les revenus de tous les temples de l’iste sur-passent ceux du roi. Outre les temples publics , il y aune infinité de petites chapelles que les particuliersfont bâtir à leurs frais, & dont ils font eux-mêmes les