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prêtres. Ces chapelles sont ordinairement ornées d’uneimage de Buddu, devant laquelle on fait brûler desbougies on des lampe>. Le propriétaire de la chapellea soin de couronner de fleurs l’image de la divinité , &de lui présenter des offrandes qui consistent en différentsmets : car le lecteur peut remarquer que les idolâtressupposent leurs dieux fort gourmands, & ne croientjamais mieux les honorer , qu’en leur offrant à man-ger. L;s mercredis & les samedis sont les jours auxquelsles temples publics sont ouverts à la dévotion du peu-ple , qui vient en foule importuner ces dieux sourds pardes prières souvent injustes, criminelles ou ridicules.
ro. Dans le royaume de Maduré on voir un temple fa-meux , dédié à Chocanaden , l’idole principale du pays.Ce temple est bâti dans la forteresse de la ville de Ma-duré , capitale du royaume : il est environné d’une tri-ple enceinte de murailles. II y a aux environs plusieurschars magnifiques , destinés à porter l’idole les jours oùl’on célébré fa fête. L’un de ces chars est remarquablepar son énorme grandeur : il a cinq étages formés parde grosses poutres : autour de chaque étage règnentplusieurs galeries. Lorsqu on promene l’idole, quatrecents personnes montent fur ce char, & y sont occupéesà des fonctions différentes. On le couronne de guirlan-des de fleurs , on le pare de banderoles & d’étoffes defoie de différentes couleurs , d’étendards & de para-sols. Un nombre prodigieux de flambeaux l’envitonne;ce qui forme , pendant la nuit, un spectacle assez agréa-ble. II faut plusieurs milliers d’hommes pour traîner cettevaste machine. La procession est accompagnée du sondes tambours , des flûtes & des hautbois : elle marcheavec tant de lecteur , qu’elle emploie trois jours pourfaire le tour de la forteresse.
11. Sur la côte de Malabar on distribue du riz, à laporte des temples, à tous les pauvres, de quelque reli-gion qu’ils soient. Quelques-uns des temples ont des ter-res destinées pour leur entretien ; & l’on a tant de vé-nération pour ces terres sacrées, qu’il est défendu , sousles plus grieves peines, d’y répandre du sang. Un hommequi seroit attaqué sur ces terres, & qui, en se défen-