^3N[T E R]**** 705
»» avec bonté aux uns & aux autres ; qu’ensuite plu-» sieurs démons, avoient aussi apparu fous des formes» de femmes, » avec lesquelles les freres setoient unisindistinctement. Ce n’est-là que la moindre partie desinfamies qu’on leur attribuoit : la pudeur nous obligede taire le reste. Si les Templiers étoient en effet cou-pables de pareilles horreurs, ils méritoient un traite-ment encore plus rigoureux ; mais l’irrégularité & laprécipitation des procédures faites contr’eux, le désirque l’on témoignoit de les trouver criminels, les ré-tractations de plusieurs d’entr’enx , donnent lieu dc soup-çonner que la plupart de ces imputations étoient faus-ses. Les Templiers menoient, il est vrai, une vie scan-daleuse Ll peu conforme 1 à leur état. Enivrés de leurprospérité & de leurs richesses, ils étaloient un luxe& un faste plus odieux encore dans des religieux quedans tout autre. Us étoient livrés à la volupté & à lamollesse ; ils méritoient d’être réformés & supprimés ,mais non d’être tourmentés avec tant d’acharnement& d’inhumanité. Leurs plus grands crimes furent leursrichesses, & leurs discours séditieux sur la conduite dePhilippe le Bel & sur celle de ses deux favoris , En-guerrand de Marigni, intendant des finances , &Etienne Barbette , prévôt de Paris & maître des mon-noies.
TÉNÈBRES. On appelle ainsi, chez les Catholi-ques, l’office qu’on chante le soir des Mercredi, Jeudi& Vendredi saints. Les premiers Chrétiens le disoientla nuit, qu’ils passoient en prières. On le chante au-jourd’hui le soir, à peu près à l’heure de vêpres ; &c’est de*là que cet office est appellé timbres.
TERME : divinité des anciens payens. Ce n’étoitqu’une borne de pierre, ou seulement un pieu fichéen terre , & placé àl’extrémité des champs , pour mar-quer les limites des posseffions de chaque citoyen. Leculte de ce dieu prétendu fut le fruit de la politiquede Numa, qui, pour mettre un frein à l’avarice & àla cupidité, & prévenir les usurpations, imagina unedivinité qui présidoit aux bornes des terres d’un cha-cun , & fit craindre aux Romains la vengeance cé-
C. R. Tome 111. Y y