Band 
Tome troisieme.
Seite
719
JPEG-Download
 

J^j[T O M]-^> 719

«[u’on en observe exactement les devoirs. Ils font bienéloignés de vouloir asservir à leur culte 6c à leursidées les autres peuples de la terre : au contraire , ilspensent qu’il est convenable que chacun ait ses dogmes& fa religion. Us ajoutent foi fort aisément aux mystè-res les plus incompréhensibles des religions étrangères;mais ils n’en demeurent pas moins attachés à la leur.

TOMBEAU : lieu destiné à recevoir les corps desdéfunts , ou seulement leurs os ou leurs cendres. Lesanciens les regardaient comme des lieux sacrés , ÔCavaient en horreur ceux qui les profanaient, ou quiavoient la témérité d’y fouiller.

1. Les fameuses pyramides élevées par les rois d’E-gypte , étoient destinées à leur servir de tombeaux. LesEgyptiens avoient plus de foin de leurs tombeaux quede leurs maisons : ils regardaient ces dernieres commedes hôtelleries ; mais ils pensaient que leurs tombeauxdévoient être pour eux des demeures éternelles.

2. Les tombeaux des Romains étoient tous situéshors de la ville ; il n’y avoit qu’un petit nombre decitoyens, distingués par leur naissance, leur mérite Scleurs services , qui pouvaient avoir leurs tombeaux dansl’enceinte de la ville. Ces lieux funèbres étoient con-sacrés par de fréquents sacrifices , des libations de lait& de vin, & plusieurs autres cérémonies religieusesque l’on y pratiquait pour appaifer & honorer les mâ-nes des défunts.

3. Les Juifs , comme la plupart des anciens peuples,regardaient comme le dernier des malheurs d etre privésde la sépulture. Ils n’oublioient ni foin ni dépense pourse procurer, après la mort, une demeure décente &honorable. Les sépulcres des rois de Juda étoient situésdáns cette partie de Jérusalem où se trouvoit le tem-ple. En général, les tombeaux des Juifs étoient taillésdans le roc : ils y avoient communément six coudéesen longueur , quatre en largeur , & sept en hauteur.Tout autour , étoient de petites niches pour placer lescorps morts. Couverture en était feynée d une grandepierre , que l’on blanchissait ordinairement , asm queles passants pussent la remarquer à une certaine distan-