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» vance vers le lieu de l’oracle, revêtu d’une tuniquej, de lin, ceint de bandelettes, ayant à ses pieds desj> souliers communs , & à la façon du peuple. L’ora-j) cle est situé fur une montagne , derríere un bois. Ailn milieu d’une enceinte de marbre blanc, qui s’éleve à» la hauteur de deux coudées, & dont le pourtour estm orné d’obélifques d’airain , il y a une caverne qui n’a» pas été creusée par la nature , mais par l’art, & avec„ de certaines proportions. Elle a la forme d on four :V fa largeur est d’environ quatre coudées ; elle en a„ huit de profondeur. On n’y descend point par desm degrés, mais par le moyen d’une petite échelle.33 Lorfqu’on est descendu , on trouve au fond une ou-ït verture fort étroite, qui conduit à une autre caverne.« Le consultant se couche à terre, tenant en main desd gâteaux faits avec du miel. 11 passe ses pieds parsi cette ouverture ; & aussi-tôt il se sent emporté dansd l’autre caverne par une force secrette. Etant ainsi en-i) tré dans le sanctuaire deTrophonius , l’avenír lui est» dévoilé, tantôt par le moyen d’un songe , tantôt3> par le secours d’une voix qui se fait entendre ; puis33 il s'en retourne par la même ouverture, comme il33 y étoit entré, c’est-à-dire, les pieds les premiers,u On dit que , de tous ceux qui font entrés dans l’an-33 tre de Trophonius, il n’y a qu’un seul homme qui33 n’en soit point sorti : c’étoit un espion du roi Démé-33 trius, qui venoit examiner s’il n’y avoir point quel-33 que chose à piller dans le temple de Trophonius. Le33 cadavre de ce malheureux fut jetté dehors par une33 autre ouverture que celle de l’antre sacré. Le con-33 sultans n’est pas plutôt sorti de la caverne, que les« prêtres le font asseoir fur un trône qu’on appelle de33 Mnêmojine ; puis ils lui demandent ce qu’il a vu ou33 entendu. Ils le transportent ensuite dans cette même33 chapelle du bon Génie & de la Fortune, où il a d’a-33 bord demeuré. Là , il reste , pendant quelque temps,33 immobile de frayeur &. d’étonnement, ne connois-i3 sant ni lui-même ni les autres : enfin ses esprits lui re->3 viennent peu-à-peu ; & il commence à reprendre fa» situation naturelle. Je n’en parle pas par ouï - dire ;