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„ j’ai vu ce que j’avance , &, qui plus est, je l’ai éprouvé« moi-même , étant allé, comme les autres, consulter» l’oracle de Trophonius. »
TSCHECTÉAS : secte de Bramines aiissi nommés,parce qu’ils honorent particulièrement un dieu nomméTschecli , qu’ils regardent comme bien supérieur à Bra-ma, à Vistnou & à Ixora. Ils ont encore cela de par-ticulier , qu’ils n’ajoutent point foi à tout ce qui est rap-porté dans le livre de la loi appelle Védam , & ne re-connoistent point d’autre preuve ni d’autre autorité queleur sens. Cette stcte , qui choque trop ouvertementles opinions reçues, est peu considérable & peu ac-créditée.
TURLUPINS : hérétiques du quatorzième siécle,qui faisoient trophée des actions les plus honteuses, lispouffoient l’impudence jusqu’à se montrer nus dansles rues , & jusqu’à commettre en public les plus gran-des infamies. I‘s enseignoient que, quand l’iu mme étoitarrivé à un certain état de perfection, il pouvoit s’a-bandonner , fans crainte comme fans péché , à sespassions déréglées , satisfaire ses plus sales désirs. Desextravagances aussi révoltantes , une morale aussi gros-sière , ne leur auroient pas attiré grand nombre de sec-tateurs , s’ils n’avoient pas sçu en tempérer l’impu-dence par de grands airs de spiritualité & de dévotion,qu’ils affectoient pour mieux s’insinuer dans les esprits,& faire tomber les femmes, comme dit Gerson, dansle piège de leurs désirs impudiques. Le bras ecclésiasti-que & le bras séculier s’armerent contre cette secte dé-testable ; l’on prit tous les foins possibles pour l’exter-miner : il n’y avoit pas moins que la peine du feu pourquiconque étoit convaincu d’être Turlupin. En quan-tité d’endroits , on en brûla publiquement ; & l’on jet—toit avec eux dans les flammes, leurs livres, leurs ha-bits , & tout ce qu’on sçavoit leur appartenir. Ils semultiplièrent beaucoup en Savoie & en Dauphiné. Onprétend qu’ils ne furent nommés Turlupins, que parcequ’ils se retiroient souvent dans des lieux écartés, ha-bités par des loups.