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Tome troisieme.
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caractères qui distinguent la véritable Eglise des autressociétés. L’unité de l'Eglise est appuyée fur trois fon-dements ; l’unité de foi, l’unité des sacrements, l’unitédes pasteurs. Afin de conserver cette unité entre toutesles églises , l’Ecriture , expliquée par la tradition, nousapprend que Jefus-Christ a choisi un chef des évêquesdont le siège est comme le centre de l’unité. Ce chef estS. Pierre, auquel ont succédé les pontifes de Rome.

URIM & THUMMIM, qui signifient Lumìen &Perftílion. Les Juifs entendoient par ces mots la maniérédont le louverain pontife coníultoit Dieu , & l’oracleque Dieu rendort. Le pontife, revêtu de ses ornements ,entroit dans le lieu saint ; &, tournant le visage vers lesaint des saints , il interrogerait humblement l’Eternelfur ce qu’on avoir besoin de sçavoir. C’étoit toujoursdans des occasions de la derniere importance que sepratiquoit cette cérémonie. On ignore par quelle voieDieu rendoit l’oracle ; les uns disent que si la réponseétoit favorable, les pierres précieuses, dont le pectoraldu pontife étoit orné , recevoient un nouvel éclat ; maisqu’elles s’obscurcissoient, si la réponse étoit fâcheuse.Pour bien entendre ce dont il s’agit, il faut sçavoir quele pontife avoit sur sa poitrine un ornement enrichi dedouze pierres précieuses, fur chacune desquelles étoitgravé le nom dune tribu d’Israël. II y en a quiprétendentque l’oracle étoit rendu par le moyen de ces lettresgravées fur les pierres du pectoral, quelques unes deces lettres sortant un peu plus en dehors que les autres ,& formant des mots que le grand-prêtre avoit le talentde lire , parce qu’en ces occasions il étoit inspiré. C’estl’opinion de presque tous les rabbins. D’autres enfinsoutiennent que Dieu répondoit, par des sons articulés ,du fond du propitiatoire où les chérubins couvroientl’arche, endroit auquel on donnoit le nom d’oracle. Cesentiment paroît être le plus vraisemblable. Tous lesJuifs conviennent que l’Urim ne subsista pas plus long-temps que le tabernacle ; & l’on ne trouve aucun exem-ple que Dieu ait été consulté par l’Urim, depuis laconstruction du temple de Salomon. L’ordre que Dieu