J^:[U S U]-^V 733
donna à Moyse d’attacher l’Urim & le Thummim surle pectoral du souverain pontife , a donné occasion àplusìeuis sçavants de rechercher quelle pouvoir être laforme de cet Urim, que l’Ecriture n indique pas. Quel-ques anciens ont pensé qu’il y avoir dans le pectoralune treizième pierre dont le lustre extraordinaire , &supérieur à celui de toutes les autres pierres, marquoitau pontife la réponse de Dieu. Un ancien pere a penséque ces deux mots Urim & Thummim étoient brodésfur le pectoral, ou gravés fur une lame d or qui y étoitattachée. Hottinger croît que l’orolre donné à Moysed’attacher au pectoral l’Urim & le Thummim, signifioitseulement qu’il devoir choisir les pi. rres les plus parfai-tes , &í les faire polir avec le plus grand foin pour enorner le pectoral. Enfin le sçavant Prideaux croit qu’ilfaut prendre ces deux mots dans un sens allégorique,& qu’ils expriment seulement la clarté & la certitudede l’oracle , communiqué au pectoral par une ver.u par-ticulière de Dieu. Le lecteur pardonnera cette petitediscussion, en faveur d’un point aussi intéressant que ce-lui de ì’oracle de l’Urim.
URNE d’Amorgos. On volt à Amorgos, unedes istrs de l’Archipel, une urne merveilleuse, situéeauprès d’une chapelle de S. George , qui, par un pro-dige surprenant, paroît se remplir & se vuider d’elle-même plusieurs fois dans la journée. Cette urne est de-venue presqu’aussi célébré que l’ancien oracle de Del-phes. On accourt de tous les pays voisins pour la con-sulter. Si, lorsqu’on arrive, elle se trouve pleine,c’est un très heureux présage; mais si el : e est vuide ,ou bien si l’eau est baise , c’est un augure des plus fâ-cheux. On n’a pas de peine à reconnoître quelque ma-chine (ecrette des prêtres Grecs , dans la maniéré mi-raculeuse dont cette urne se remplit & se vuide.
URSULINES : religieuses qui suivent la réglé deS. Augustin , & qui se chargent de l’instruction des jeu-nes filles.
USURE. On lit dans le Deutéronome, chapitre 23 ,verset 20 : « Tu prendras usure de l'étranger, mais de