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Tome troisieme.
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VÉDAM : livre qui contient la doctrine & la rel!- ]gion des Indiens. Ces peuples font persuadés que Bramaa reçu de l’Etre suprême ce livre divin, & le leur adonné pour leur servir de réglé. II est composé dansune langue particulière , qu’on nomme sanscrite , quin’est entendue que par un certain nombre de Bramines.LeVédam est divisé en quatre parties. Dans la premiere,appellée Rogo- Vèdarn , il est parlé de la création duinonde , des anges , de l’ame , des récompenses & despeines ; de la génération & de la corruption des créa-tures , de la nature du péché , comment & par qui il 'peut être pardonné. La seconde partie , qu’on nommeIJJure-Védam , traite de l’autorité des souverains. Latroisième, appellée S ama-Vèdam , donne des instruc-tions fur les principaux points de la morale, tend àinspirer l’amour de la vertu & l’horreur du vice. Laquatrième & derniere partie, appellée Addéra-Vêdam,traitoit des sacrifices, des fêtes & de toutes les céré- 1tnonies religieuses ; mais elle est perdue depuis long-temps , au grand regret des Bramines , qui disent quec étoit dans cette partie qu’étoient établis leurs privilè-ges les plus considérables. 1

Le Védam est si respecté des Indiens , qu’il n’y a quela caste des Bramines & celle des Cutteri qui puissent jle lire & en parler. Les autres castes font censées in- ‘dignes, non seulement de lire ce livre sacré , mais en- jcore de l’entendre lire. ]

VEJOVE, Vejovis , Vejupiter & Vedius. Ce !font les noms d un dieu sinistre & malfaisant des anciens ,Romains , auquel ils ne tendaient hommage que pourl’engager à ne point faire de mal. Ils le représentoientsous la forme d’un jeune homme , tenant en main desfléchés , & ayant auprès de lui une chèvre.

VENDREDI. Ce jour est pour les Mahométans cequ’est le samedi pour les Juifs , & le dimanche pour lesChrétiens. Ils le fêtent à leur maniéré , c’est-à-dire,enfaisant la prière du matin un peu plus longue que decoutume , & dans la mosquée, au lieu de la faire dansleurs maisons. Du reste, ils ne s’abstiennent d’aucuneœuvre servile. Les marchands ouvrent leurs boutiques,