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serrails étoient des maisons religieuses , & leurs maî-tresses avoient le titre de Filles du Soleil. II y avoir,en différentes provinces du Pérou, plusieurs de cescouvents, & l’on n’y recevoir ordinairement que desfilles du sang royal, soit qu’elles sussent légitimes oubâtardes, u L’on y admettoit encore, dit Garcilasso ,v par une grande faveur, les filles des seigneurs quij» avoient quelques vassaux, & même celles des moin-« dres bourgeois, pourvu qu’elles fussent belles ; car,„ sous cette condition, elles étoient destinées à être» filles du Soleil, ou maîtresses de l’Ynca. On less» gardoit avec le même foin que les femmes dédiées„ au Soleil. Elles avoient, comme les autres, des de-„ moiselles qui lesfervoient, & étoient entretenues aux>1 dépens du roi, parce qu’elles étoient ses femmes.» D’ailleurs elles s’occupoient pour l’ordinaire comme-, les vierges du Soleil, à filer & à faire quantité de3 , robes pour la personne de l’Ynca. L’Ynca taisoit part3) de tous ces ouvrages à ceux de son sang. .. aux capi-3, raines les plus illustres, & à toutes les autres per-n sonnes qu’il vouloit favoriser, sans que la justice &3> la bienséance l’en empêchassent , à cause que ces3) habits étoient de la façon de ces femmes, & non3> pas de celles du Soleil...Ceux qui attentoient à l’hon-3> neur des femmes de l’Ynca, étoient punis aussi rigou-j> reniement que les adultérés des vierges vouées au3, service du Soleil. La loi l’ordonnoit ainsi , parce que» le crime étoit le même.
j: Les filles qu’on avoir une fois choisies pour être3 , les maîtresses du roi, & qui avoient eu commerces» avec lui, ne pouvoient retourner chez elles, fans fa3 i permission ; mais elles servoient dans le palais, ensi qualité de dames ou de femmes-de - chambres de31 la reine, jusqu’à ce qu’on leur permît de s’en re-31 tourner en leur pays, où elles étoient comblées de3 i biens, & servies avec un respect religieux, parce que3 i ceux de leur nation tenoient à très-grand honneur« d’avoir une femme de l’Ynca. Pour les autres reli-ai gieuses que le roi ne daignoit pas prendre pour ses3 i maîtresses, elles gardoient la maison jusqu’à ce qu’elles