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ii commençassent à devenir fur l’âge. Après que le roi» étoit mort, ses maîtresses étoient honorées, par sonj» successeur, du nom de Mamacunz, parce qu’elles» étoient destinées à être les gouvernantes de ses maì-» tresses qu’elles instruisoient, comme les belles-meres« instruisent leurs belles-filles. »
Les Yncas avoient, outre leurs maîtresses , unefemme légitime , qui étoit ordinairement leur propresœur. Us fui voient en cela l’exemple du Soleil, quiavoit épousé la Lune sa sœur. Ils ne vouloient pasd’ailleurs souiller le sang du Soleil, en le mêlant avecun sang étranger.
L’Ynca « taisoit assembler chaque année, dit Gar-«i cilasso , ou bien de deux en deux ans , dans un cer-« tain temps , tout ce qu’il y avoit de filles & de gar-11 çens de fa race, qui étoient à marier, dans la ville3? de Çusco, sa capitale. Les filles dévoient être âgées»» de dix-huit à vingt ans, & les garçons de vingt-qua-3, tre ; car on ne leur permettoit point de se marier3 > plutôt, parce, disoient-ils, qu’il falloit qu’ils eussentn > âge & le jugement requis pour bien gouverner leur3> maison, & que c’étoit une pure extravagance de les3 > engager plus jeunes. Quand il étoit question de les« marier, l’Ynca se mettoit au milieu d’eux. Us se te-st noient près les uns des autres. 11 les appelloit par3> leur nom; puis, les prenant par la main , il leur3» faisoit donner la soi mutuelle, &. les remettoit entre
les mains des parents. »
Le même auteur décrit ainsi l’habillement des Yn—cas. « L’Ynca, dit-il, portoit d’ordinaire fur la tête une» maniéré de cordon, qu’on appelloit 1 ’auta , de last largeur du pouce , & d’une forme presque quarrée,33 faisant quatre ou cinq tours fur la tête , & la bordure13 de couleur, qui joignoit d’une tempe à l’autre. Pouf« son habit, c’etoit une camisole qui lui alloit jusqu’auxi 3 genoux, appellée uncu par ceux du pays, &. par« les Espagnols cufma ; ce qui n’est pas un mot dei 3 la langue générale , mais plutôt de quelque province» particulière. 11 s portoient, au lieu de manteau, une« espece de casaque, nommée yacola . Les religieuses