bfj'i THÉORIE FONDAMENTALE,
un sujet de cette nature le professeur doit s’en teniraux idées les plus générales, et sur-tout éloigner autantqu’il est possible tout appareil d’érudition et de méta-physique. Le mérite consiste ici à suivre pas à pas lesnotions du simple bon sens. Rien n’est moins compliquéen soi que la philosophie des sciences naturelles ; et sielle paraît quelquefois obscure et embarrassée, c’est queceux qui en ont traité ne se sont pas toujours défendusde l’esprit de système.
Caractères.
Les connaissances en botanique résultent de l’examenet de la comparaison des plantes. Toute particularité or-ganique qui établit entre les individus une ressemblanceou une différence quelconque , est un Caractère, c'est-à-dire, un signe pour les reconnaître et les distinguer.
La présence d’un organe, ses diverses modifications,ses fonctions, ou même, dans bien des cas, l’absence decet organe, sont autant de caractères dont le Botanistefait usage.
La présence d’un organe fournit des caractères posi-tifs , son absence, des caractères négatifs.
Les caractères positifs offrant des moyens de compa-raison , montrent les ressemblances et les différences queles êtres ont entre eux. Les êtres dans lesquels ces ca-ractères ne présentent que des différences très - légères,doivent être rapprochés en groupes; ceux dans lesquelsces caractères diffèrent plus sensiblement, doivent êtreéloignés les uns des autres ; c’est une suite naturelle dela marche de nos idées. Mais les caractères négatifs nedonnant lieu à aucune comparaison, ne peuvent êtreemployés que pour séparer les êtres, et jamais pour lesréunir; car ceux dans lesquels un organe quelconque