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Seconde partie.
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478 THÉORIE FONDAMENTALE,

de soutenir, comme lavait fait dabord M. de Buffon,avant dy avoir mûrement réfléchi, qu«7 ny a pas des-pece dans la Nature , puisquau contraire le monde or-ganisé ne subsiste quen vertu de la propriété quont lesêtres vivans de reproduire des êtres de la même espècequeux.

Chaque individu appartient nécessairement à une es-pèce quelconque , et le point essentiel pour le Botaniste est de reconnaître lespèce dans lindividu; car ce nestque par celui-ci quil peut acquérir une notion delautre. Or, on a fait cette remarque que nous devonsconsidérer comme la base principale de nos classifica-tions botaniques, quen faisant abstraction des différencesindividuelles, résultats sensibles de mille circonstancesinappréciables et diversement combinées, on retrouvecommunément dans lindividu , l'ensemble des caractèresqui distinguent lespèce a laquelle il appartient, de toutesles autres espèces du Règne 'végétal. Par exemple, quellesque soient les différences individuelles des Lis blancs,nous retrouvons dans tous des traits de ressemblancesi frappans, quun seul pied suffit pour nous donner uneidée juste de tous les autres, de même quun seul Che-val nous offre le type de tous les individus qui fontpartie de cette espèce; et nous ne sommes pas plus dis-posés à confondre le Lis blanc avec le Lis Martagon ouavec le Lis de Calcédoine, que le Cheval avec lAne ou leZèbre, quoiquil y ait réellement entre les trois espècesde Lis , aussi bien quentre le Cheval, lAne et le Zèbre,une analogie très - prononcée. De nous concluons quele Lis blanc est une espèce particulière, et nous pou-vons en effet daprès un seul individu, décrire les ca-ractères qui distinguent cette espèce des autres.

On a des preuves que deux espèces peu différentessont aptes à engendrer une nouvelle race dêtres, par