48o THÉORIE FONDAMENTALE.
En Zoologie il y a moins de dissentiment, et vousallez en sentir la raison. Les fonctions des plantes sontpeu multipliées ; l’absorption, la transpiration et la nu-trition , s'exécutent très - bien chez elles, quels quesoient d’ailleurs l’aspect et la proportion des parties ;aussi, dans les individus d’une même espèce, voyons-nous souvent les feuilles, les pétales, les racines,varierpar la forme et la grandeur; mais le nombre, la com-plication , la nature des fonctions animales, telles quela mastication , la digestion, la circulation , les diversmodes de la sensation , la locomotion, etc., nécessitaientun dessin plus fixe dans la structure des parties, et parconséquent des formes extérieures moins variables (i).
Genre.
La plupart des espèces du Règne végétal peuvent êtrerapportées à un moindre nombre de formes généralesqui sont comme des types, d’après lesquels ces espècesauraient été dessinées avec de légères modifications. Ilsuit de là que sans connaître toutes les espèces , il estfacile de prendre une idée juste des principaux traitsde leur organisation , par l’examen approfondi d’une oude plusieurs espèces modelées sur chacun des types. Vousvoyez donc que les especes se groupent ou s'enchaînentnaturellement par des analogies de structure et de forme.Ces associations sont ce qu’on appelle des Genres.
Les espèces qui appartiennent à un même genre res-semblent les unes aux autres, toujours par les caractèresessentiels de la reproduction, et presque toujours parles caractères essentiels de la végétation.
Puisque les genres résultent d’analogies organiques
(i) J’ai développé cette opinion dans ma lettre à M. Deleuze.