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Seconde partie.
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Genre. 4Bi

très-réelles, la classification générique adoptée par lesBotanistes, a sa base dans la Nature. Mais il faut con-venir que nous pouvons dans nombre de cas, multi-plier les coupures et rendre les genres plus ou moinsnombreux, selon quil nous plaît dattacher plus oumoins dimportance à tel ou tel caractère. Tournefortdivisait les Chèvre-feuilles en trois genres; Linné a réunices trois genres en un seul. Linné ne faisait quun genredes Géranium ; Lhéritier en a fait trois. Nimaginez paspour cela que le groupe des Géranium et celui des Chè-vre-feuilles soient artificiels ; loin de , car toutes les es-pèces sy placent delles-mêmes en vertu de leur affinité ;aucun botaniste nen doute, et les changemens opéréspar Linné et Lhéritier ne roulent que sur des considé-rations secondaires, et naffectent que la nomenclature,laquelle , quoiquon fasse , admettra toujours quelquechose darbitraire.

Le Botaniste se propose deux buts dans la classificationgénérique : le premier, cest de montrer les rapportsles plus naturels; le second, cest de faciliter lacquisi-tion des connaissances. Il manque à-la-fois ces deuxbuts , quand il admet comme genres, des associationscontraires aux analogies.

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Linné , usant du droit de législateur, a déclaré quelon ne devait chercher les caractères des genres quedans le calice, la corolle, les étamines, les pistils, lespéricarpes, les graines et le réceptacle ; et il a mis , parcette décision, des bornes au désordre que Tournefortnavait quimparfaitement réprimé. Mais la loi renduepar Linné est trop absolue. Quand les sept parties dontil veut que lon fasse usage se ressemblent, tandis queles organes accessoires de la fleur diffèrent, soit par laforme, soit par la disposition, il est souvent permis detirer les caractères des genres de ces dernières parties ;